Face au mur de la croissance exponentielle (article de Roland Lehoucq)

Sans mesures de confinement, le nombre de personnes touchées par le Covid-19 croît exponentiellement. Difficile de ressentir ce que cela veut dire en pratique, tant les grands nombres nous dépassent. Voici une fable pour mieux s’approprier le concept et en comprendre les conséquences.

Une légende des Indes raconte que le roi Belkib promit une récompense à qui lui proposerait une distraction inédite. Ravi par le jeu d’échecs présenté par le sage Sissa, le souverain l’interrogea sur ce qu’il souhaitait en échange. Sissa demanda au roi de poser un grain de riz sur la première case de l’échiquier, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite en doublant le nombre de grains à chaque case, et déclara qu’il se contenterait des grains déposés sur la 64ᵉ et dernière case du jeu. Le roi accorda cette récompense sans se douter que des siècles ne suffirait pas à son royaume à produire la quantité de riz demandée, 10 milliards de milliards de grains, qui équivaut à plus de trois siècles de la production mondiale de riz actuelle ! Elle n’aurait pas tenu sur une case d’échiquier puisque, en amassant les grains sur la surface de la ville de Paris, la couche mesurerait près de deux kilomètres de haut – à raison d’environ cinquante mille grains par kilogramme, cela fait deux cent milliards de tonnes ou à peu près autant de mètres cubes.

L’ampleur phénoménale d’une quantité doublée 63 fois de suite avait complètement échappé au souverain. Sissa, se limitant humblement au contenu de la dernière case, avait aussi réalisé qu’elle contenait autant de grains que l’ensemble des autres cases de l’échiquier. C’est une autre propriété des quantités qui doublent, étonnante au point qu’elle échappe aussi à notre intuition. Nous sommes en train de vivre dans le réel, les conséquences politiques bien concrètes de la fable du roi Belkib.

La croissance du nombre de cas de Covid-19 est difficile à concevoir tant elle est abrupte

Quand une quantité grandit d’autant plus vite qu’elle est déjà grande, les compteurs s’affolent vite. Début mars 2020, le nombre d’infections par le coronavirus doublait environ tous les deux jours et demi. Comme dans la légende indienne, une série de doublements conduisant à un accroissement gigantesque de la grandeur concernée. En l’absence d’action énergique, comme un dépistage systématique de la population, 8 jours suffisent à ce que le coronavirus infecte dix fois plus de personnes, soit cent fois plus en un peu plus de deux semaines. Les responsables politiques français, comme la majorité de leurs concitoyens, se focalisaient sur le fait que la France était dix fois moins contaminée que l’Italie. Ceci, selon eux, justifiait des mesures moins strictes – malgré l’épidémie de Covid-19 en Italie, le match entre l’Olympique Lyonnais et la Juventus de Turin a été maintenu le 26 février. Ils auraient pu réaliser que la France suivait en fait l’Italie d’une semaine environ, avec une progression entièrement prévisible, et que les mesures strictes auraient tout à fait pu être mises en place plus tôt.

Bel exemple, digne du roi Belkib, de notre incapacité à percevoir et surtout à anticiper une quantité qui double régulièrement, ce que les médias informés appellent très justement une croissance exponentielle. Le subtil Sissa aurait sans doute réalisé que les contaminations dans le pays durant les derniers deux jours égalent l’ensemble de toutes les contaminations de tous les jours précédents. Tétanisée face à cette croissance foudroyante, notre intuition n’est plus d’aucun secours. Cela conduit à prendre des mesures avec retard, qui changent chaque jour et mettent parfois un ou deux jours de plus à entrer en application. Or il est justement important d’agir vite, de gagner de vitesse ce maudit doublement tous les deux ou trois jours.

Plutôt que de se fonder sur les chiffres publiés quotidiennement et dépassés immédiatement, mieux vaut se fonder sur la situation anticipée, parfaitement prévisible grâce à des modèles mathématiques éprouvés.

Une autre croissance prévisible et dévastatrice : la consommation des ressources naturelles

À condition de prendre un peu de recul, cette situation n’est pas sans rapport avec l’impact de l’humanité sur la planète. Quand les médias et les économistes se gargarisent de « la croissance », c’est bien de cela qu’il s’agit : si les échanges économiques augmentent de quelques pour-cents par an, le doublement se produit rapidement, en l’occurrence en quelques décennies. Ainsi, notre consommation d’énergie (à 80 % d’origine d’origine fossile) a doublé durant les 40 dernières années. En un siècle et demi, l’humanité est devenue capable de rivaliser en termes d’énergie et de puissance avec des évènements naturels : nous sommes une véritable force de la nature !

Pour notre planète et la vie qu’elle porte, habituées à évoluer à l’échelle du million d’années, l’impact humain qui double en quelques décennies est aussi foudroyant que la pandémie en cours l’est pour nos sociétés. Par conséquent, il est facile de faire une estimation plausible de la durée au bout de laquelle nos ressources seront épuisées. Pour les principales matières et sources d’énergie, cette durée d’épuisement est de l’ordre du siècle. Cette durée dépend peu d’éventuelles nouvelles ressources exploitables dans le futur, car notre rythme de consommation est tel que cela ne changerait guère le pronostic : si on double la consommation tous les 40 ans, améliorer le stock d’énergie fossile de 10 ou 20 % n’augmente pas beaucoup la durée avant épuisement. Du coup, croire que la solution à tous les problèmes passe par une croissance toujours renouvelée grâce à des techniques en perpétuelle amélioration est une grave erreur : elle oublie que la Terre est un système fini que nous épuiserons bien plus vite que nous l’imaginons.

Tirons alors la leçon de la pandémie en cours. Ce sont les pays capables de faire décroître le virus aussi tôt que possible qui s’en sortent le mieux. Il nous faudra aussi prendre le chemin de la décroissance matérielle et énergétique, de gré ou de force. Et qu’on nous ne dise plus que c’est infaisable : tous ceux qui prétendaient qu’il était impossible de réduire un tant soit peu la production industrielle, les transports, le tourisme et les loisirs, sont forcés de constater que pour une raison considérée comme prioritaire une telle réduction peut se réaliser littéralement du jour au lendemain. Les pays riches y parviennent en conservant encore une capacité de résilience grâce à des flux réduits, mais encore importants, d’énergie et de matière.

Imaginez la même situation dans un pays plus pauvre… Maintenant projetez-vous dans un pays riche dont les moyens seront en voie d’épuisement. Comme avec le coronavirus, tout retard de l’action face à l’inéluctable disparition de nos ressources matérielles et énergétiques se paiera brutalement, et pour longtemps.

Cet article a été écrit avec François Graner (chercheur au laboratoire Matières et Systèmes Complexes, CNRS et Université de Paris-Diderot), Emmanuelle Rio (chercheure au Laboratoire de Physique des Solides, Université Paris-Saclay), Jean‑Manuel Traimond (auteur et conférencier) et Aurélien Ficot (ingénieur en sciences environnementales et formateur).

L’article original est ici, je l’ai mis sur le blog afin de le garder s’il disparaissait du Web

Article du professeur Etienne Pardoux : Comprendre les bases des modèles mathématiques des épidémies

Pour comprendre rapidement le sujet, je me suis fait un résumé de l’article du professeur Etienne Pardoux de l’université d’Aix-Marseille, en reprenant des paragraphes et en en adaptant d’autres, vous pouvez retrouver l’article utilisé, en version originale ici

Ou en plus complet encore ici

Un modèle simple pour cerner la situation

« Le modèle de Reed-Frost est un des plus vieux modèles mathématiques des épidémies, il date de 1929. Il est très simpliste, mais il permet d’introduire des notions essentielles et d’obtenir une formule mathématique importante. »

Le paramètre au centre de cet article est R0   (Nombre de reproduction de base) c’est le nombre moyen de susceptibles qu’un infecté infecte au début de l’épidémie, c’est-à-dire dire « lorsque presque toute la population n est susceptible ».
R0 = n × p (p probabilité d’infection)

Les individus sont de trois types :

  • S comme susceptible (d’être infecté),
  • I comme infecté et infectieux (capable d’infecter un S),
  • R comme remis ou retiré (soit guéri, soit mort).

« Dans ce modèle, dit « SIR », le temps est discret (on progresse semaine par semaine, par exemple) ; la population est supposée grande, sa taille est n. Au début, il y a n-1 individus de type S, 1 individu de type I et 0 de type R. Un individu qui est infecté une semaine donnée infectera chaque S avec la probabilité p la semaine suivante, puis guérira (devenant R). L’épidémie se poursuit tant qu’il y a des infectés (que I n’est pas nul), puis elle s’arrête.

Deux remarques : on néglige pour simplifier la phase d’incubation ; on suppose qu’un individu de type R, s’il n’est pas mort (ce qui heureusement est le cas de l’immense majorité des R), est immunisé – en réalité, à ce stade, on ne sait pas encore beaucoup de choses sur l’immunité au Covid-19. »

Dans le modèle de Reed–Frost, combien vaut R0 ? Donnons des valeurs à nos deux paramètres. Supposons que n = 1 000, et que p = 0,0025 (soit 0,25 %). Le premier infecté a autour de lui n-1 ≃ n = 1 000 individus susceptibles. Puisqu’il infecte chacun d’eux avec la probabilité p, ce nombre moyen vaut ici R0 = n × p = 2,5.

Si R0 < 1, il n’y aura pas d’épidémie majeure avec un petit nombre d’infectés initiaux, de même si R0 = 1. Par contre si R0 > 1, un seul infecté initial peut déclencher une épidémie majeure, qui touche une fraction importante de la population.

Lorsqu’une fraction de la population est immunisée, dans le modèle de Reed-Frost, pour savoir combien de susceptibles un infecté infecte en moyenne, il faut multiplier p par le nombre S de susceptibles restant, et bien avant que ce nombre ne s’annule, le produit p × S passe en dessous de 1, et alors l’épidémie s’arrête.

Soit τ  la fraction de la population touché par l’épidémie : 1-τ = eR0 × τ.
R0=2, τ=79 % ; pour R0=3, τ=94 % ; pour R0=4, τ=98 % ; et pour R0=5, τ=99 %.

Nous avons aussi : R0 = p × c × l, où

  • p est la probabilité de transmission à chaque « contact »,
  • c est le nombre de « contacts » par jour et
  •  l est la durée de la période d’infection.

Alors, les mesures de prévention visent à réduire R0 en réduisant :

  • la probabilité de transmission à chaque « contact » p : masques, lavage des mains ;
  • le nombre de « contacts » par jour c : confinement, éviter les transports publics et les grands rassemblements ;
  • la durée de la période d’infection l : diagnostic rapide, isolation des infectés, traitement efficace (si disponible).
Covid-19

Certaines estimations tournent autour de 2,5, d’autres donnent des valeurs plus importantes, entre 3 et 5 ! Il est probable que R0 ne prend pas la même valeur dans des zones peu peuplées, et en région parisienne par exemple où beaucoup de gens se pressent dans les transports en commun. Si le gouvernement n’avait pas pris de mesures fortes, on peut penser qu’entre 60 et 80 % de la population aurait été touchée.

 

Quand bouturer les plantes

Les plantes à bouturer de février à mars

Buis
Cactus de Noël (Schlumbergera)
Chrysanthème
Cytise
Deutzia
Lantana
Lierre
Saule
Tamaris

Les plantes à bouturer d’avril à mai

Lavande

Les plantes à bouturer en été (de juin à août)

Abélia
Abutilon
Althéa
Arbre à perruque
Arbre aux papillons (Buddléia)
Bignone
Bruyère
Caryoptéris
Clématite
Cognassier du Japon
Corête du Japon
Cotonéaster
Escallonia
Hortensia
Jasmin d’hiver
Laurier-rose
Laurier-tin
Lilas (Syringa)
Lilas des Indes (Lagerstroemia)
Millepertuis
Oranger du Mexique
Passiflore
Pérovskia
Potentille
Seringat (Jasmin des poètes)
Weigélia

Les plantes à bouturer en fin d’été et en automne (de septembre à novembre)

Anthémis
Aucuba
Bougainvillée (Bougainvillier)
Forsythia
Fuchsia
Fusain
If
Jasmin étoilé
Laurier-cerise
Pélargonium
Pyracantha (Buisson-ardent)
Santoline
Sureau
Rosier

Janvier 2020

Baisse de l’impôt sur le revenu

La loi de finances pour 2020 prévoit une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu à compter de l’imposition des revenus 2020 dont bénéficieront les classes moyennes.

Le taux d’imposition de la 1ère tranche de l’IR, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de 14 % à 11 % dès 2020. Cela représente un gain moyen par foyer de 350 €, soit, à ce niveau, un tiers de l’impôt en moyenne. Les 5 millions de foyers de la tranche suivante bénéficieront d’un gain moyen de 180 €.

Un simulateur permet d’estimer l’impact de cette mesure sur l’impôt sur les revenus de 2020.

Le barème de l’impôt sur les revenus 2020

 

Entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les salariés à domicile

À partir du 1er janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera sur la rémunération versée au salarié à domicile. Elle sera mise en œuvre selon des modalités simplifiées par l’intermédiaire des dispositifs CESU et PAJEMPLOI existants.

Le prélèvement à la source des salariés à domicile

Suppression de la taxe d’habitation

La loi de finances pour 2020 confirme la suppression intégrale de la taxe d’habitation sur la résidence principale pour 80 % des foyers dès 2020. Pour les 20 % des ménages restants, la suppression de la taxe d’habitation sera effective dès 2023.

La suppression de la taxe d’habitation

Reconduction de la prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Le dispositif de prime exceptionnelle pouvoir d’achat est reconduit par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Cette prime exceptionnelle, exonérée de l’ensemble des cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite de 1000 € par bénéficiaire, concerne les salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 3 Smic.

En 2020, le régime fiscal et social de ce dispositif est toutefois conditionné à l’existence ou à la mise en place d’un accord d’intéressement au sein de l’entreprise à la date de versement de la prime.

La prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Revalorisation du Smic

Au 1er janvier 2020, le Smic sera revalorisé de 1,2 % pour atteindre 10,15 € par heure (contre 10,03 € par heure depuis le 1er janvier 2019), soit 1539,42 € par mois sur la base de la durée légale du travail de 35 heures de travail hebdomadaire. La revalorisation annuelle du Smic est liée à l’évolution de l’inflation et des salaires pour les ménages les plus modestes.

La revalorisation du Smic

Réindexation sur l’inflation des pensions des retraités les plus modestes

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 prévoit de réindexer les pensions des retraités les plus modestes sur l’inflation. Cette mesure concerne les retraités dont les retraites brutes globales n’excèdent pas 2000 € par mois. La revalorisation des pensions de base interviendra dès le 1er janvier 2020 sur le niveau d’inflation pour les retraités percevant moins de 2000 € bruts par mois et à hauteur de 0,3 % pour les retraités dont les revenus sont supérieurs à ce seuil.

Revalorisation du minimum vieillesse

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 poursuit le renforcement du soutien aux plus fragiles. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) fera l’objet d’une revalorisation au 1er janvier 2020 portant le montant de l’ASPA à plus de 900 € pour une personne seule contre 868,20 € en 2019.

Le minimum vieillesse (ASPA)

Transformation du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime

La loi de finances pour 2020 confirme la transformation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en prime forfaitaire davantage ciblée sur la performance énergétique et les ménages les plus modestes. La transformation intégrale du CITE en prime va s’effectuer en 2 temps, en 2020 et 2021 pour assurer la mise en œuvre de cette réforme dans les meilleures conditions possibles.

La distribution de la nouvelle prime sera confiée à l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

La transformation du CITE en prime

Baisse des tarifs réglementés du gaz

Dès le 1er janvier 2020, suite à une délibération de la Commission de régulation de l’énergie, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont diminuer de 0,9 %.

Les tarifs réglementés du gaz pour janvier 2020

Interdiction de certains additifs alimentaires

À compter du 1er janvier 2020, suite à un arrêté conjoint des ministres de l’Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) sera interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif alimentaire est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces.

Les additifs alimentaires

Réduction de la durée des soldes

La loi PACTE modifie la durée des soldes dès le 1er janvier 2020. Les périodes de soldes sont réduites de 6 à 4 semaines. Les soldes d’hiver 2020 débuteront donc le 8 janvier 2020 et se termineront le 4 février 2020.

Les dates des soldes d’hiver 2020

Hausse du prix du timbre

À partir du 1er janvier 2020, le timbre vert augmentera à 97 centimes. Le timbre rouge augmentera, lui, de 11 centimes passant de 1,05 € à 1,16 €.

Calcul taux alcoolémie homme et femme

Pour un homme:

Taux pour homme = (V * t * 0,8) / (0,7 * m)

où :
V est le volume de boisson ingérée en ml,
t est le degré d’alcool en pourcentage, un verre de vin à 12°=12%,
0,8 est la densité de l’alcool (l’éthanol), c’est une constante,
0,7 est le coefficient de diffusion pour un homme,
m la masse de la personne en kg.

Le taux d’alcoolémie diminue d’environ 0,10g/L à 0,15g/L par heure.

ATTENTION: le taux d’alcoolémie devient maximum une demie heure après l’ingestion si vous êtes à jeun et 1h pour un repas.

Pour une femme:

Taux pour homme = (V * t * 0,8) / (0,6 * m)

où :
– V est le volume de boisson ingérée en ml,
– t est le degré d’alcool en pourcentage, un verre de vin à 12°=12%,
– 0,8 est la densité de l’alcool (l’éthanol), c’est une constante,
– 0,6 est le coefficient de diffusion pour une femme,
– m la masse de la personne en kg.

Le taux d’alcoolémie diminue d’environ 0,09g/L à 0,10g/L par heure.

ATTENTION: le taux d’alcoolémie devient maximum une heure après l’ingestion si vous êtes à jeun et 1h 30mn pour un repas.

 

Coquelourde des jardins

Coquelourde des jardin – Lychnis coronaria

Botanique

Nom latin  : Lychnis coronaria
Famille  : Caryophyllacées
Origine  : Europe méridionale, Asie occidentale
Période de floraison : de juillet jusqu’à l’automne
Couleur des fleurs  :  pourpre, blanche
Type de plante : plante ornementale
Type de végétation : vivace à vie brève, bisannuelle
Type de feuillage  : persistant
Hauteur : 60 cm

Planter et cultiver

Rusticité  : très rustique, -29°C
Exposition  :  ensoleillée à ombre partielle
Type de sol : pauvre et caillouteux, mais tolérant
Acidité du sol  : neutre à basique
Humidité du sol  : normal à sec
Utilisation : massif, bouquet, terrains difficiles
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : semis

Généralités

Lychnis coronaria, la coquelourde des jardins, est une plante bisannuelle, ou vivace à vie brève de la famille des Caryophyllacées. Le genre Lychnis est proche des Silena, les silènes, la frontière entre ces deux genre étant parfois controversée.

Originaire de d’Europe, la coquelourde des jardins est une plante cultivée depuis des générations, offrant au jardinier une plante facile de culture et très belle, capable de s’implanter dans les sols les plus difficiles. Lychnis coronariaapporte un beau feuillage feutré gris pâle qui met admirablement en valeur sa floraison durable.

Description de la coquelourde des jardins

Lychnis coronaria est une plante de cycle bisannuelle. La première année, elle forme une rosette basale de 15 cm de hauteur, formée de nombreuse feuilles lancéolée, feutrées de gris-blanc. De plus, ce feuillage très décoratif est persistant en hiver. La seconde année, la coquelourde des jardins émet ses hampes florales raides en été et produit un large racème aux fleurs rondes et veloutées, plates et bien espacées, de couleurs pourpre pour la forme de base, couleur remarquablement mise en valeur par le feuillage blanchâtre. Les fleurs éclosent durant les mois d’été. Une fois fécondées par les insectes, les fleurs produisent une multitude de petites graines, qui s’éparpillent alentour dès que l’on effleure les tiges.

La forme blanche est très lumineuse, et tend à éclaircir encore l’effet du feuillage.

Culture de la coquelourde du jardin

Lychnis coronaria est une plante très facile de culture, idéale pour fleurir les coins de terre les plus incultes. Tolérant sur le type de sol, tant que celui-ci n’est pas trop acide, la coquelourde supporte un sol pauvre, sec, une situation très chaude et ensoleillée. Ce qui ne l’empêche pas de réussir en jardin plus riche et en ombre légère.

Pour implanter la coquelourde dans son jardin, rien ne vaut le semis. Mais la plante, notamment pour des variétés, peut-être transplantée au début du printemps et à la fin de l’été entre sa première et sa deuxième année. Une plante transplantée au moment de sa floraison, mourra aussitôt après la fin de la floraison. Cela peut être utile si vous désirez une variété particulière : il faut alors laisser venir les graines à maturité, et les ensemencer pour la pérenniser.

Comment semer la coquelourde ?

Semis surveillé. Pour des semis surveillés, Lychnis coronaria est semé en caissette en mai-juin. La germination se fait en moins de 2 semaines à 20°C. Les jeunes plantes sont repiquées au jardin en septembre, ou en mars.

Semis direct. La plante se multiplie très bien par semis direct, technique qui donne un meilleur résultat sur des zones sèches et incultes. Les graines se ressèment d’ailleurs abondamment par elles-mêmes si les conditions sont favorables. Une plante issue d’un semis directe est capable de survivre et de refleurir la troisième année. Il faut alors couper les hampes florales à l’automne.

Pour certain, la coquelourde des jardins semblera se ressemer trop abondamment. Les plantes en surplus, jeunes ou plus fortes s’arrachent très facilement en tirant dessus à la main. On peut toujours limiter l’ensemencement en coupant les hampes avant la maturité des graines. Cette propension à coloniser chaque recoin inculte la rend cependant précieuse, et donne une impression de naturel très agréable.

Espèces et variétés de Lychnis

15 à 20 espèces dans ce genre
Lychnis chalcedonica, la croix de Jérusalem
Lychnis alpina, espèce des Alpes de 15 cm de haut
Lychnis flos-cuculii, la silène à fleur de coucou
Lychnis coronaria ‘Alba’ aux fleurs blanc pur
Lychnis coronaria ’Oculata’ et ‘Angel Blush’ montrent des fleurs blanches maculées de rose pâle
Lychnis coronaria ‘Artropurpurea’ sont plus rouges
Lychnis coronaria ‘Hutchinson’s cream’, fleurs blanches sur feuillage panaché de crème

Aussi sur : http://nature.jardin.free.fr/vivace/ft_coquelourde.html

Conférence sur la multiplication des rosiers par Norbert Legros, résumé perso

Jusqu’au XVIIème siècle, il y avait au monde entre 7 à 17 rosiers différents seulement
Rosa Alba
Rosa Gallica
Rosa Provin (rosier officinal utilisé par les apothicaires)
Rosa Damascena (remontante)
Rosa Moschata (très parfumée tardive)

Sous l’Empire, Joséphine a donné l’intention et l’impulsion de la culture des roses
Elle a travaillé avec André Dupont, postier et collectionneur de roses
A la Malmaison il y eut ainsi environ 250 rosiers différents
Il y eut des inventaires de fait mais pas sur les rosiers donc nous n’en savons pas plus

– 1814 mort de Joséphine
– 1820 l’on répertoire alors 1700 rosiers différents dans le monde, se sont principalement des rosiers remontant sous forme d’hybridation entre la rose Gallica et les roses chinoises. Les roses de Thé remontantes.
– 1906 environ 11000 roses dont 10000 sont françaises (182 obtenteurs dans le monde dont 132 français)
– Aujourd’hui on peut considérer que nous avons entre 45 à 55000 roses différentes (avec ou sans certificat d’obtention végétal)

** BOUTURAGE **
AVRIL
– tiges herbacées faire bouture à la chaleur mais en gardant le pied humide
MAI à DECEMBRE
– sur tige de l’année de préférence avec Talon, en bouturage classique
Peut se faire en plein soleil en pleine terre

On peut aussi faire du bouturage de racines en laissant affleurer des racines en terre.

** GREFFE **
Porte greffe : églantier ou
ROSA CANINA (PH5 à 9) supporte la sécheresse et vivent assez longtemps
ROSA MULTIFLORA (sans épines pour culture en pots)

– Greffon : prendre un oeil au milieu car l’oeil sous une fleur sera florifère mais pas vigoureux et l’oeil en bas sera vigoureux mais peu florifère.

On peut mettre deux yeux par porte greffe pour une meilleure chance de réussite.

Au bout de 3 semaines on sait si cela a pris, donc soit c’est bon soit c’est raté, alors il faut couper le rafia car risque de trop serrer.

Si greffe en septembre (à oeil dormant) , en janvier on peut rabattre le porte greffe.
Pour déjà préformer le buisson on peut pincer lorsqu’on arrive à 4 feuilles

** HYBRIDATION **
La mère donne la tige et le feuillage
Le père donne la beauté de la rose
La couleur est donnée par les deux

ROSE MERE : enlever pétales et étamines mettre un petit sac en papier dessus
ROSE PERE : récupérer le pollen sur les étamines

Le lendemain enlever le sac plastique, le pistil est doit être un peu collant, saupoudrer alors avec le pollen des étamines du père

Mettre une étiquette, il n’est pas nécessaire de remettre le sac car la plante a tendance à privilégier la fécondation par un pollen externe.

L’hybridation se fait par temps sec avant le 15 juillet pour donner le temps au fruit de se développer et nous donner les graines

Ensuite récupérer les cynorhodons (en octobre souvent) mettre les graines au frigos 1 à 2 mois puis semer en janvier au froid dans une terre légère sableuse, levée en général début février.

 

Voilà pour le résumé de la conférence de Norbert Legros du 13 mars 2019 à Avranches.

Site : Fleurs et Jardins du Coutançais

Le thé pour mesurer l’activité biologique d’un sol

1. Prenez un sachet de thé vert Lipton (EAN 87 10908 90359 5 ou EAN 87 22700 05552 5)
2. Prenez un sachet de thé Rooibos Lipton (EAN 87 22700 18843 8)
3. (optionnel) Peser le sachet de thé. Utiliser pour cela une balance de précision à deux chiffres (précision 0.01 g), i possible trois (précision 0.001g)
Conseil:
a) Ce type de balance de précision peut se trouver facilement dans les pharmacies, chez les bijoutiers ou dans des magasins online.
b) Marquez clairement le nom/numéro du sachet de thé avec un marqueur noir indélébile sur le côté blanc de l’étiquette. Ecrire gros et lisiblement pour pouvoir aisément identifier le sachet à la fin de la période d’incubation dans le sol.
4. Trouver un site approprié (hors de votre jardin)
Conseil: a) Cette méthode permet de tester l’effet de différentes variables environnementales. Vous pouvez donc monter une expérience par vous-même. Par exemple, enterrez un set de sachet de thé dans un sol très humide et un autre dans un sol très sec. Ou comparez les sols de foret, prairie et champ. b) Nous vous recommandons d’enterrer entre trois sachets à chaque site afin de pouvoir obtenir des résultats plus précis et évaluables statistiquement.
5. Enterrez les deux sachets (vert et rooibos) dans des trous séparés de 8 cm de profond, distant de 15 cm l’un de l’autre.
Gardez les étiquettes bien visibles au-dessus du sol. Conseil: a) Marquez le site avec un bâton pour pouvoir retrouver les sachets plus facilement. Si vous enterrez les sachets au printemps tenez en compte que les plantes peuvent recouvrir le site en grandissant. b) Prenez notes de la date, des numéros des sachets enterrés, de l’ombre (1-5, de aucune ombre a ombre complète), impact humain (1-5, sans impact à complètement influencé par l’homme), la végétation ainsi que les autres paramètres du site auxquelles vous avez accès. c) Notez dans votre agenda ou téléphone un rappel du jour ou vous devez rechercher les sachets. Les sachets doivent être déterré après environ 90 jours. Conseil: a) Le temps d’incubation n’a pas besoin d’être exactement 3 mois et peut être plus court dans des climats tropicaux (par exemple 60 jours). Il est par contre impératif que vous notiez exactement le jour auquel vous avez déterré les sachets ainsi que le temps d’incubation dans le sol. 6. Enlevez les particules de soil qui adhèrent aux sachets. Sechez les sachets. Conseil: a) Utilisez un four pendant 48h à 70°C (pas plus chaud!). b) Ou placez les sachets au-dessus du radiateur ou dans en endroit ensoleillé et sec pour 3-4 jours. c) N’utilisez pas d’eau pour enlever les particules de sol, laver les sacs peut fausser les résultats en enlevant du matériel organique des sachets. 7. Ouvrez le sac, retirez le thé du sac. Faites attention de ne pas perdre de matière. 8. Peser le thé (En utilisant une balance de précision de 0.01 ou 0.001 g). 9. Uploadez vos données
http://teatime4science.org/data/submit-one-data-point/.

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tbi@decolab.org | www.teatime4science.org

URSSAF nouveautés 2018

Les changements concernant la CSG, les cotisations allocations familiales, maladie et CFP

Augmentation de la CSG

Le taux de la CSG applicable aux revenus d’activité des travailleurs indépendants augmente de 1,70 point au 1er janvier 2018, passant de 7,50 % à 9,20 %.

En contrepartie, le taux de la cotisation d’allocations familiales est revu à la baisse et la réduction dégressive du taux de la cotisation d’assurance maladie-maternité est renforcée pour les travailleurs indépendants.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, les cotisations maladie et famille sont partiellement prises en charge par l’assurance maladie. Il est donc prévu que les cotisations d’assurance vieillesse soient également prises en charge partiellement. La mise en place de cette mesure est subordonnée à la signature de  nouvelles conventions  avec les organisations syndicales des praticiens et auxiliaires médicaux.

Réduction du taux de la cotisation allocations familiales

Actuellement, le taux de la cotisation allocations familiales des travailleurs indépendants varie en fonction du revenu annuel des travailleurs indépendants :

  • pour les revenus inférieurs à 43 151 € en 2017 (soit 110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 2,15 % ;
  • pour les revenus compris entre 43 151 € et 54 919 € en 2017 (soit 110 % et 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux augmente progressivement entre 2,15 % et 5,25 % ;
  • pour les revenus supérieurs à 54 919 € en 2017 (soit 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 5,25 %.

Le nouveau dispositif prévoit que les travailleurs indépendants dont les revenus sont inférieurs à un seuil fixé par décret bénéficient d’une réduction pouvant atteindre 5,25 point du taux de leurs cotisations d’allocations familiales. La cotisation d’allocations familiales serait donc totalement exonérée dans certains cas.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette réduction ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction dégressive du taux de la cotisation maladie maternité.

Renforcement de la réduction dégressive de la cotisation d’assurance maladie-maternité

Les travailleurs indépendants sont redevables d’une cotisation maladie-maternité de base au taux de 6,50 % et proportionnelle à leurs revenus d’activité.

Depuis le 1er janvier 2017, cette cotisation fait l’objet d’une réduction dégressive dans la limite de 3,5 points pour les travailleurs indépendants ayant un revenu d’activité inférieur à 27 459 en 2017 (70 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), soit un taux de cotisation de 3 %.

La limite de la réduction dégressive de la cotisation maladie maternité serait portée de 3,5 à 5 points soit un taux de cotisation à 1,50 % en fonction des revenus.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette mesure ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction du taux d’allocations familiales.

CFP : Un double appel de la contribution en 2018

La contribution à la formation professionnelle (CFP) devient exigible en novembre de l’année de référence en lieu et place du mois de février de l’année suivante. Ainsi pour cette année transitoire, en complément de la contribution à la formation professionnelle 2017 appelée comme habituellement en février 2018, la contribution due au titre de l’année 2018 est ajoutée à l’échéance de novembre 2018.

Par ailleurs, la CFP des artisans, jusqu’à présent appelée par les centres des impôts, sera appelée par les Urssaf à compter de novembre 2018.

OPC UA : LA NORME D’INTER-OPÉRABILITÉ POUR L’INDUSTRIE DU FUTUR

Source : http://www.smart-industries.fr/fr/mag/11-novembre-2016/opc-ua-la-norme-inter-operabilite-pour-industrie-du-futur

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles… Explications.

L’un des principaux objectifs de l’Industrie de Futur est de moderniser l’outil industriel grâce aux technologies numériques. Les technologies d’automatisation jouent un rôle clé dans la mise en place d’usines dites « intelligentes » pour rendre la production plus flexible. Cette nouvelle flexibilité implique une totale interopérabilité au sein de l’usine, et donc une communication homogène pour le système d’information et l’outil de production.

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles. OPC UA permet le transport sécurisé de données simples ou complexes depuis des capteurs jusqu’aux systèmes de contrôle avancés, qu’ils soient locaux ou déportés.

Totalement ouvert, OPC UA est indépendant des fabricants de composants, du langage de programmation ou du système d’exploitation, et peut être utilisé sur toute les plateformes matérielles. OPC UA intègre de base des mécanismes de sécurité comme le contrôle d’accès, l’authentification et le cryptage.

Avec OPC UA, toutes les données du processus de production sont échangées de manière uniforme, aussi bien à l’intérieur d’une machine qu’entre machines, ou encore entre une machine et une application sur le cloud. OPC UA établit un pont entre le monde de l’IT et celui de la production.

Flexible et complètement indépendant, OPC UA est considéré comme la norme d’interopérabilité idéale pour la mise en œuvre de l’Industrie 4.0 et de l’Internet des objets industriels (IIoT).

Une relation client/serveur contractualisée

La relation entre client OPC UA et serveur OPC UA correspond à un contrat de service passé entre des composants logiciels. Ce contrat de service est défini par la fondation OPC. Il est l’objet de la spécification OPC UA : IEC62541, et le garant de l’interopérabilité.

La « plomberie »

La « plomberie » permet de distribuer un flux d’informations depuis un serveur vers un client. Ce dernier peut contacter simultanément plusieurs serveurs et un serveur peut être contacté par plusieurs clients en parallèle. La technologie OPC fonctionne par invocation de services. Le client invoque les services qui sont mis à sa disposition par le serveur. La spécification OPC UA définit une liste de 37 services. Ces services seront implémentés selon le profil du serveur OPC UA et du client OPC UA. Les services de base correspondent au profil « core » que doivent implémenter tous les serveurs OPC UA. Autour du profil de base « core »  sont construits par agrégation des profils fonctionnels plus complexes (« nano », « micro », « embedded », « standard », etc), chaque profil englobant intégralement le précédent.

Les éléments constitutifs d’une relation OPC UA

La connexion entre un client et un serveur n’est pas directe. Elle s’établit au travers d’un élément logiciel appelé stack OPC UA. Nous dirons que 3 composants sont mis en œuvre lors d’une connexion OPC UA : un client, un serveur et une stack. Le client invoque un service OPC UA, la stack transforme cet appel en une séquence d’octets  conformes au protocole OPC UA (on parle d’encodage), et le serveur exécute le service demandé par le client.

La modélisation

OPC UA est une technologie orientée objet basée sur des modèles. Un modèle de modèle ou méta-modèle est utilisé pour représenter les objets OPC UA. Le méta-modèle OPC UA est décrit dans la partie 3 de la spécification OPC UA (IEC 62541). On y retrouve des règles sémantiques et des objets permettant de fabriquer de nouveaux modèles. La modélisation consiste donc à utiliser le méta-modèle OPC UA pour créer des modèles.

Les spécifications complémentaires

Les modèles font l’objet de spécifications applicatives. Elles sont aussi appelées spécifications complémentaires ou « Companion Specification ». Elles permettent de représenter un savoir-faire métier en utilisant le méta-modèle OPC UA. Les modèles sont créés par les experts métier et non pas directement par la Fondation OPC.

Les spécifications complémentaires les plus célèbres sont les premières à avoir été publiées et normalisées par l’IEC. Il s’agit des parties 8 (Data Access), 9 (Alarm & Condition), 10 (Program) et 11 (Historical Access), conçues pour les systèmes automatisés.

D’autres spécifications complémentaires plus spécialisées ont été réalisées lors de collaborations avec des organisations de standardisation internationales. En font partie ADI (Analyzer Device Integration), le modèle d’information pour les spectromètres, PLCOpen (IEC61131-3), la norme relative à la programmation des automatismes, ISA S95 (IEC 62264), la norme définissant un modèle abstrait de l’entreprise, AutomationML, le modèle basé sur XML de représentation des données des procédés de fabrication,  AutoID, la méthode d’identification automatique des objets. D’autres spécifications en lien avec BACnet (Bâtiment intelligent), IEC61850 et IEC 61970 (SmartGrid) sont en cours de
définition.

Démultiplication de l’expertise de l’entreprise

Mais les possibilités de modélisation ne s’arrêtent pas aux normes. Elles s’adressent aussi aux modèles propriétaires réalisés pour un secteur d’activité très vertical. Il est ainsi possible de reprendre tous les modèles existants au sein d’une entreprise, sachant que ces modèles reflètent son savoir-faire et sont souvent le résultat de plusieurs dizaines d’années expérience.

Un maître mot dans la Fondation OPC : Collaboration

La collaboration avec les experts d’autres organisations est la clé du succès d’OPC UA. Cette collaboration permet d’établir des ponts avec d’autres secteurs d’activités en apportant toute la puissante, la flexibilité, la sécurité et la robustesse d’OPC UA.

TSN : le turbo pour OPC UA ?

La complexité des tâches d’automatisation industrielle ne cesse de croître, ce qui entraîne le développement de concepts de contrôle distribué. Connectés via un réseau Ethernet industriel, les équipements périphériques sont de plus en plus dotés d’une intelligence propre. Les technologies d’automatisation gagnent ainsi en flexibilité et modularité, d’où une meilleure adéquation avec les besoins de l’utilisateur.

Il n’est pas rare aujourd’hui que des modules de machine soient dotés de leurs propres contrôleurs et assemblés pour former une machine complète et unique. OPC UA assure que les contrôleurs provenant de différents fabricants peuvent être coordonnées facilement au sein d’un seul et même système. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de process complexes avec des exigences de temps réel déterministe, TCP/IP atteint ses limites. OPC UA basé sur Time Sensitive Networking (TSN) pourrait bien changer la donne… En effet, de nombreux fabricants d’automatismes et de robots ont uni leurs forces pour doter OPC UA de capacités temps réel déterministe avec TSN(1).

OPC UA TSN est la solution parfaite pour toutes les applications d’automatisation au niveau de l’usine, autrement dit au-dessus du niveau des machines et avec des exigences de temps réel moins strictes. En font partie la synchronisation de ligne, les tâches de contrôle simples, ou encore le pilotage de convoyeurs. Toutes ces tâches requièrent des temps de cycle de 2 à 10 millisecondes et une gigue de quelques centaines de microsecondes. Le temps réel dur, qui concerne principalement les servo-variateurs et les connexions capteurs inférieures à la milliseconde, restera le domaine réservé des protocoles Ethernet industriels temps réel déterministes comme Powerlink ou Profinet-irt.

Dans les années à venir, l’extension d’OPC UA à l’automatisation des lignes aura de profondes répercussions sur la structure des machines et des installations industrielles.

Pub/Sub

Avec le modèle client/serveur, une architecture comportant un grand nombre de nœuds génère un trafic important, ce qui peut avoir une incidence sur les performances du système. Le modèle Publish/Subscribe, en revanche, permet les communications « one-to-many » et « many-to-many » en optimisant les performances et le flux de communication. Un serveur envoie ses données au réseau (publish) et chaque client peut recevoir ces données (subscribe). Ceci élimine le besoin de maintenir une connexion permanente, fortement consommatrice en ressources, entre client et serveur.

Le modèle de communication Pub/Sub est particulièrement adapté à l’Internet Industriel des Objets (IIoT). Dans ce type d’architecture, des producteurs de données, les Publishers, vont pousser de l’information vers un système intermédiaire appelé « broker ».  A son tour le broker redistribuera l’information aux systèmes qui  ont besoin de la consommer, les Subscribers. L’intérêt majeur du « broker » repose sur la notification en temps réel de la publication de nouvelles données, sans devoir constamment interroger un serveur.

La fondation OPC a retenu deux technologies Pub/Sub  mettant en œuvre un broker : AMQP, intégré au  cloud Azure de Microsoft  et à OpenStack, et MQTT, utilisé par Amazon Web Services.

Les cas d’utilisation de la technologie Pub/Sub sont nombreux, allant des bornes de charges des véhicules électriques à la maintenance les distributeurs de boissons. Pub/Sub concerne par exemple tous les objets qui peuvent avoir à communiquer de manière ponctuelle (messages de maintenance, notification d’état…) avec un système de supervision distant.

Cybersécurité

OPC UA est utilisé dans une grande diversité d’environnements opérationnels, souvent au sein d’architectures réseaux étendues et ouvertes. Pour cette raison, la sécurité a été l’exigence principale dans le développement de cette norme, et celle-ci  est complétement intégrée au protocole.

En s’appuyant sur ses nombreuses années d’expérience dans la sécurité des systèmes d’information, la fondation OPC a intégré les mesures de sécurité permettant de faire face aux menaces qui pèsent sur les systèmes industriels :

  •  Authentification et autorisation des applications et des utilisateurs
  •  Confidentialité des informations assurée par le cryptage des messages
  •  Contrôles d’intégrité des messages évitant la manipulation de leur contenu
  •  Auditabilité permettant de tracer les actions effectuées

OPC UA permet une communication sécurisée sur des architectures ouvertes

Ces mesures assurent une parfaite protection du canal de communication (SecureChannel) et offrent toutes les fonctionnalités nécessaires pour assurer la sécurité applicative (UserTokenIdentity). Différents niveaux de sécurité peuvent être sélectionnés selon les exigences de l’application concernée.

Recommandé dans les architectures de référence

Dans son modèle d’architecture de référence (RAMI4.0), la plateforme allemande Industrie 4.0 recommande l’utilisation d’OPC UA pour l’implémentation au niveau de la couche « communication ».

En France, la fondation OPC travaille étroitement avec le groupe de travail normalisation de l’Alliance pour l’Industrie du Futur dans la définition de son modèle de référence, dont les premières recommandations sont attendues d’ici la fin de l’année.

Outre-Atlantique, OPC UA est également au cœur de l’Industrial Internet of Things (IIoT). Les sociétés B&R, Bosch Rexroth, Cisco, GE, Intel, KUKA, Schneider Electric, National Instruments et TTTech annoncent leur collaboration pour vérifier l’inter-
opérabilité des composants de différents fabricants dans des réseaux OPC UA TSN, dans le cadre du « Time Sensitive Networking Testbed » de l’Industrial Internet Consortium (IIC).

 

Par Michel Condemine, représentant technique de la Fondation OPC en France et auteur d’OpenOpcUa et Stéphane Potier, représentant Marketing de la Fondation OPC en France et directeur Marketing France chez B&R Automation.