URSSAF nouveautés 2018

Les changements concernant la CSG, les cotisations allocations familiales, maladie et CFP

Augmentation de la CSG

Le taux de la CSG applicable aux revenus d’activité des travailleurs indépendants augmente de 1,70 point au 1er janvier 2018, passant de 7,50 % à 9,20 %.

En contrepartie, le taux de la cotisation d’allocations familiales est revu à la baisse et la réduction dégressive du taux de la cotisation d’assurance maladie-maternité est renforcée pour les travailleurs indépendants.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, les cotisations maladie et famille sont partiellement prises en charge par l’assurance maladie. Il est donc prévu que les cotisations d’assurance vieillesse soient également prises en charge partiellement. La mise en place de cette mesure est subordonnée à la signature de  nouvelles conventions  avec les organisations syndicales des praticiens et auxiliaires médicaux.

Réduction du taux de la cotisation allocations familiales

Actuellement, le taux de la cotisation allocations familiales des travailleurs indépendants varie en fonction du revenu annuel des travailleurs indépendants :

  • pour les revenus inférieurs à 43 151 € en 2017 (soit 110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 2,15 % ;
  • pour les revenus compris entre 43 151 € et 54 919 € en 2017 (soit 110 % et 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux augmente progressivement entre 2,15 % et 5,25 % ;
  • pour les revenus supérieurs à 54 919 € en 2017 (soit 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 5,25 %.

Le nouveau dispositif prévoit que les travailleurs indépendants dont les revenus sont inférieurs à un seuil fixé par décret bénéficient d’une réduction pouvant atteindre 5,25 point du taux de leurs cotisations d’allocations familiales. La cotisation d’allocations familiales serait donc totalement exonérée dans certains cas.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette réduction ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction dégressive du taux de la cotisation maladie maternité.

Renforcement de la réduction dégressive de la cotisation d’assurance maladie-maternité

Les travailleurs indépendants sont redevables d’une cotisation maladie-maternité de base au taux de 6,50 % et proportionnelle à leurs revenus d’activité.

Depuis le 1er janvier 2017, cette cotisation fait l’objet d’une réduction dégressive dans la limite de 3,5 points pour les travailleurs indépendants ayant un revenu d’activité inférieur à 27 459 en 2017 (70 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), soit un taux de cotisation de 3 %.

La limite de la réduction dégressive de la cotisation maladie maternité serait portée de 3,5 à 5 points soit un taux de cotisation à 1,50 % en fonction des revenus.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette mesure ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction du taux d’allocations familiales.

CFP : Un double appel de la contribution en 2018

La contribution à la formation professionnelle (CFP) devient exigible en novembre de l’année de référence en lieu et place du mois de février de l’année suivante. Ainsi pour cette année transitoire, en complément de la contribution à la formation professionnelle 2017 appelée comme habituellement en février 2018, la contribution due au titre de l’année 2018 est ajoutée à l’échéance de novembre 2018.

Par ailleurs, la CFP des artisans, jusqu’à présent appelée par les centres des impôts, sera appelée par les Urssaf à compter de novembre 2018.

OPC UA : LA NORME D’INTER-OPÉRABILITÉ POUR L’INDUSTRIE DU FUTUR

Source : http://www.smart-industries.fr/fr/mag/11-novembre-2016/opc-ua-la-norme-inter-operabilite-pour-industrie-du-futur

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles… Explications.

L’un des principaux objectifs de l’Industrie de Futur est de moderniser l’outil industriel grâce aux technologies numériques. Les technologies d’automatisation jouent un rôle clé dans la mise en place d’usines dites « intelligentes » pour rendre la production plus flexible. Cette nouvelle flexibilité implique une totale interopérabilité au sein de l’usine, et donc une communication homogène pour le système d’information et l’outil de production.

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles. OPC UA permet le transport sécurisé de données simples ou complexes depuis des capteurs jusqu’aux systèmes de contrôle avancés, qu’ils soient locaux ou déportés.

Totalement ouvert, OPC UA est indépendant des fabricants de composants, du langage de programmation ou du système d’exploitation, et peut être utilisé sur toute les plateformes matérielles. OPC UA intègre de base des mécanismes de sécurité comme le contrôle d’accès, l’authentification et le cryptage.

Avec OPC UA, toutes les données du processus de production sont échangées de manière uniforme, aussi bien à l’intérieur d’une machine qu’entre machines, ou encore entre une machine et une application sur le cloud. OPC UA établit un pont entre le monde de l’IT et celui de la production.

Flexible et complètement indépendant, OPC UA est considéré comme la norme d’interopérabilité idéale pour la mise en œuvre de l’Industrie 4.0 et de l’Internet des objets industriels (IIoT).

Une relation client/serveur contractualisée

La relation entre client OPC UA et serveur OPC UA correspond à un contrat de service passé entre des composants logiciels. Ce contrat de service est défini par la fondation OPC. Il est l’objet de la spécification OPC UA : IEC62541, et le garant de l’interopérabilité.

La « plomberie »

La « plomberie » permet de distribuer un flux d’informations depuis un serveur vers un client. Ce dernier peut contacter simultanément plusieurs serveurs et un serveur peut être contacté par plusieurs clients en parallèle. La technologie OPC fonctionne par invocation de services. Le client invoque les services qui sont mis à sa disposition par le serveur. La spécification OPC UA définit une liste de 37 services. Ces services seront implémentés selon le profil du serveur OPC UA et du client OPC UA. Les services de base correspondent au profil « core » que doivent implémenter tous les serveurs OPC UA. Autour du profil de base « core »  sont construits par agrégation des profils fonctionnels plus complexes (« nano », « micro », « embedded », « standard », etc), chaque profil englobant intégralement le précédent.

Les éléments constitutifs d’une relation OPC UA

La connexion entre un client et un serveur n’est pas directe. Elle s’établit au travers d’un élément logiciel appelé stack OPC UA. Nous dirons que 3 composants sont mis en œuvre lors d’une connexion OPC UA : un client, un serveur et une stack. Le client invoque un service OPC UA, la stack transforme cet appel en une séquence d’octets  conformes au protocole OPC UA (on parle d’encodage), et le serveur exécute le service demandé par le client.

La modélisation

OPC UA est une technologie orientée objet basée sur des modèles. Un modèle de modèle ou méta-modèle est utilisé pour représenter les objets OPC UA. Le méta-modèle OPC UA est décrit dans la partie 3 de la spécification OPC UA (IEC 62541). On y retrouve des règles sémantiques et des objets permettant de fabriquer de nouveaux modèles. La modélisation consiste donc à utiliser le méta-modèle OPC UA pour créer des modèles.

Les spécifications complémentaires

Les modèles font l’objet de spécifications applicatives. Elles sont aussi appelées spécifications complémentaires ou « Companion Specification ». Elles permettent de représenter un savoir-faire métier en utilisant le méta-modèle OPC UA. Les modèles sont créés par les experts métier et non pas directement par la Fondation OPC.

Les spécifications complémentaires les plus célèbres sont les premières à avoir été publiées et normalisées par l’IEC. Il s’agit des parties 8 (Data Access), 9 (Alarm & Condition), 10 (Program) et 11 (Historical Access), conçues pour les systèmes automatisés.

D’autres spécifications complémentaires plus spécialisées ont été réalisées lors de collaborations avec des organisations de standardisation internationales. En font partie ADI (Analyzer Device Integration), le modèle d’information pour les spectromètres, PLCOpen (IEC61131-3), la norme relative à la programmation des automatismes, ISA S95 (IEC 62264), la norme définissant un modèle abstrait de l’entreprise, AutomationML, le modèle basé sur XML de représentation des données des procédés de fabrication,  AutoID, la méthode d’identification automatique des objets. D’autres spécifications en lien avec BACnet (Bâtiment intelligent), IEC61850 et IEC 61970 (SmartGrid) sont en cours de
définition.

Démultiplication de l’expertise de l’entreprise

Mais les possibilités de modélisation ne s’arrêtent pas aux normes. Elles s’adressent aussi aux modèles propriétaires réalisés pour un secteur d’activité très vertical. Il est ainsi possible de reprendre tous les modèles existants au sein d’une entreprise, sachant que ces modèles reflètent son savoir-faire et sont souvent le résultat de plusieurs dizaines d’années expérience.

Un maître mot dans la Fondation OPC : Collaboration

La collaboration avec les experts d’autres organisations est la clé du succès d’OPC UA. Cette collaboration permet d’établir des ponts avec d’autres secteurs d’activités en apportant toute la puissante, la flexibilité, la sécurité et la robustesse d’OPC UA.

TSN : le turbo pour OPC UA ?

La complexité des tâches d’automatisation industrielle ne cesse de croître, ce qui entraîne le développement de concepts de contrôle distribué. Connectés via un réseau Ethernet industriel, les équipements périphériques sont de plus en plus dotés d’une intelligence propre. Les technologies d’automatisation gagnent ainsi en flexibilité et modularité, d’où une meilleure adéquation avec les besoins de l’utilisateur.

Il n’est pas rare aujourd’hui que des modules de machine soient dotés de leurs propres contrôleurs et assemblés pour former une machine complète et unique. OPC UA assure que les contrôleurs provenant de différents fabricants peuvent être coordonnées facilement au sein d’un seul et même système. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de process complexes avec des exigences de temps réel déterministe, TCP/IP atteint ses limites. OPC UA basé sur Time Sensitive Networking (TSN) pourrait bien changer la donne… En effet, de nombreux fabricants d’automatismes et de robots ont uni leurs forces pour doter OPC UA de capacités temps réel déterministe avec TSN(1).

OPC UA TSN est la solution parfaite pour toutes les applications d’automatisation au niveau de l’usine, autrement dit au-dessus du niveau des machines et avec des exigences de temps réel moins strictes. En font partie la synchronisation de ligne, les tâches de contrôle simples, ou encore le pilotage de convoyeurs. Toutes ces tâches requièrent des temps de cycle de 2 à 10 millisecondes et une gigue de quelques centaines de microsecondes. Le temps réel dur, qui concerne principalement les servo-variateurs et les connexions capteurs inférieures à la milliseconde, restera le domaine réservé des protocoles Ethernet industriels temps réel déterministes comme Powerlink ou Profinet-irt.

Dans les années à venir, l’extension d’OPC UA à l’automatisation des lignes aura de profondes répercussions sur la structure des machines et des installations industrielles.

Pub/Sub

Avec le modèle client/serveur, une architecture comportant un grand nombre de nœuds génère un trafic important, ce qui peut avoir une incidence sur les performances du système. Le modèle Publish/Subscribe, en revanche, permet les communications « one-to-many » et « many-to-many » en optimisant les performances et le flux de communication. Un serveur envoie ses données au réseau (publish) et chaque client peut recevoir ces données (subscribe). Ceci élimine le besoin de maintenir une connexion permanente, fortement consommatrice en ressources, entre client et serveur.

Le modèle de communication Pub/Sub est particulièrement adapté à l’Internet Industriel des Objets (IIoT). Dans ce type d’architecture, des producteurs de données, les Publishers, vont pousser de l’information vers un système intermédiaire appelé « broker ».  A son tour le broker redistribuera l’information aux systèmes qui  ont besoin de la consommer, les Subscribers. L’intérêt majeur du « broker » repose sur la notification en temps réel de la publication de nouvelles données, sans devoir constamment interroger un serveur.

La fondation OPC a retenu deux technologies Pub/Sub  mettant en œuvre un broker : AMQP, intégré au  cloud Azure de Microsoft  et à OpenStack, et MQTT, utilisé par Amazon Web Services.

Les cas d’utilisation de la technologie Pub/Sub sont nombreux, allant des bornes de charges des véhicules électriques à la maintenance les distributeurs de boissons. Pub/Sub concerne par exemple tous les objets qui peuvent avoir à communiquer de manière ponctuelle (messages de maintenance, notification d’état…) avec un système de supervision distant.

Cybersécurité

OPC UA est utilisé dans une grande diversité d’environnements opérationnels, souvent au sein d’architectures réseaux étendues et ouvertes. Pour cette raison, la sécurité a été l’exigence principale dans le développement de cette norme, et celle-ci  est complétement intégrée au protocole.

En s’appuyant sur ses nombreuses années d’expérience dans la sécurité des systèmes d’information, la fondation OPC a intégré les mesures de sécurité permettant de faire face aux menaces qui pèsent sur les systèmes industriels :

  •  Authentification et autorisation des applications et des utilisateurs
  •  Confidentialité des informations assurée par le cryptage des messages
  •  Contrôles d’intégrité des messages évitant la manipulation de leur contenu
  •  Auditabilité permettant de tracer les actions effectuées

OPC UA permet une communication sécurisée sur des architectures ouvertes

Ces mesures assurent une parfaite protection du canal de communication (SecureChannel) et offrent toutes les fonctionnalités nécessaires pour assurer la sécurité applicative (UserTokenIdentity). Différents niveaux de sécurité peuvent être sélectionnés selon les exigences de l’application concernée.

Recommandé dans les architectures de référence

Dans son modèle d’architecture de référence (RAMI4.0), la plateforme allemande Industrie 4.0 recommande l’utilisation d’OPC UA pour l’implémentation au niveau de la couche « communication ».

En France, la fondation OPC travaille étroitement avec le groupe de travail normalisation de l’Alliance pour l’Industrie du Futur dans la définition de son modèle de référence, dont les premières recommandations sont attendues d’ici la fin de l’année.

Outre-Atlantique, OPC UA est également au cœur de l’Industrial Internet of Things (IIoT). Les sociétés B&R, Bosch Rexroth, Cisco, GE, Intel, KUKA, Schneider Electric, National Instruments et TTTech annoncent leur collaboration pour vérifier l’inter-
opérabilité des composants de différents fabricants dans des réseaux OPC UA TSN, dans le cadre du « Time Sensitive Networking Testbed » de l’Industrial Internet Consortium (IIC).

 

Par Michel Condemine, représentant technique de la Fondation OPC en France et auteur d’OpenOpcUa et Stéphane Potier, représentant Marketing de la Fondation OPC en France et directeur Marketing France chez B&R Automation.

Comment effectuer une recherche par mots clefs dans Gmail

Dans le champ de saisie de recherche de Gmail, les termes recherchés peuvent être combinés et les règles suivantes s’appliquent:

  • «  » recherche la phrase entre guillemets, majuscules ou minuscules ne sont pas significatives
  • + recherche le terme exact
  • OR recherche avec au moins l’un des termes ou expression
  • recherche qui ne contient pas un terme ou une expression
  • ( ) regroupement de termes ou expression

Les mots clefs suivants sont reconnus:

  • subject: recherche dans le sujet du message, exemple: subject:Bisquine recherche Bisquine dans tous les sujets de vos messages.
  • from: recherche le nom et l’adresse de l’expéditeur
  • to: recherche le nom et l’adresse du destinataire
  • cc: recherche dans le champ cc
  • bcc: recherche dans le champ bcc
  • label: recherche les messages que vous avez classé sous un label spécifique
  • has:userlabels recherche les messages qui n’ont pas les labels définis par défaut par Gmail comme trash, inbox, spam
  • has:nouserlabels recherche les messages ayant comme label un label par défaut de Gmail
  • is:starred recherche les messages suivis
  • is:read recherche les messages lus
  • is:unread recherche les messages non lus
  • is:important recherche les messages importants
  • has:attachement recherche les messages avec pièces jointes
  • filename: recherche les messages avec un nom de fichier joint spécifique, exemples : filename:photo.zip, filename:.zip
  • is:buzz recherche le smessages des post de type Buzz de Google
  • is:chats recherche les messages de chat
  • in: recherche les messages d’un dossier particulier, exemple in:trash, in:draft… (équivalent à label pour les dossiers utilisateurs)
  • after: recherche les messages émis ou reçus après une date donnée, exemple: after:2017/12/31 pour les messages après le 31 décembre 2017
  • before: recherche les messages émis ou reçus avant une date donnée
  • larger: recherche les messages dont la taille dépasse la taille indiquée, exemple larger:120k, larger:2m
  • size: idem à larger:
  • smaller: recherche les messages dont la taille est inférieure à la taille indiquée
  • deliveredto: recherche dans le champ Delivered-to
  • has:yellow-star recherche les messages marqués d’une étoile jaune
  • has:blue-star recherche les messages marqués d’une étoile bleue
  • has:orange-star recherche les messages marqués d’une étoile orange
  • has:red-star recherche les messages marqués d’une étoile rouge
  • has:purple-star recherche les messages marqués d’une étoile violette
  • has:green-star recherche les messages marqués d’une étoile verte
  • has:blue-check recherche les messages marqués d’une coche verte
  • has:red-bang recherche les messages marqués d’un point d’exclamation rouge
  • has:yellow-bang recherche les messages marqués d’un point d’exclamation jaune
  • has:blue-info recherche les messages marqués d’uni bleu
  • has:purple-question recherche les messages marqués d’un point d’interrogation violet
  • has:orange-guillemet recherche les messages marqués de guillemets oranges

Extraire automatiquement les musiques d’un CD audio avec Windows 10

– lancer Lecteur Windows Media à partir du menu démarrer
– Appuyez sur al touche Alt pour obtenir la barre de menu
– Sélectionner Outils->Options…
– Cliquez sur l’onglet Extraire de la musique
– Dans la zone Paramètres d’extraction sélectionnez MP3
– Cochez la case Extraire automatiquement le contenu du CD
– Cochez la case Éjecter le CD après l’extraction
– sélectionnez une qualité de son maximale de 320 Kbits/s
– Insérez le CD dans votre PC
Résultat : les chansons du CD sont automatiquement ajoutées dans votre bibliothèque et vous trouverez les fichiers dans le dossier Musique

Janvier 2018 nouveautés

Nouvelles obligations vaccinales

L’extension de trois à onze du nombre de vaccins obligatoires s’appliquera pour les jeunes enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins.

Hausse de deux euros du forfait hospitalier

C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie.

Cette augmentation – qui doit permettre un gain pour les hôpitaux de 200 millions d’euros – est « équivalente » à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a expliqué le gouvernement, Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent.

Big-bang des amendes de stationnement

Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au « forfait post-stationnement » (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. Et gare aux mauvaises surprises : « oublier » de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris.

Flambée des tarifs réglementés du gaz

Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe.

Hausse de la fiscalité des carburants

Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018, la taxation du diesel et de l’essence vont progresser à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021.

Généralisation du « chèque énergie »

C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilé par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son «plan climat» : à partir du 1er janvier, « le chèque énergie », expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes.

Une nouvelle prime à la casse automobile

Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la « prime à la reconversion ». A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018.

Plan de mobilité dans les entreprises

A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un « plan de mobilité » (PDE) « pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage ».

Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur « la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…) » ou « lencouragement à l’utilisation des transports publics » ou encore « laménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise… » détaille l’ADEME sur son site.

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales

Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure.

Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.

Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.

Généralisation du bulletin de paie simplifié

L’expérimentation a été probante :après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés « satisfaits » du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier.

Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment « les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage » et « fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires », précise le site service-public-pro.fr

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne

A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations…

Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants

C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité).

Deux nouveaux diagnostics pour les locations

Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC).

Une (légère) baisse du prix du tabac

Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement.

« Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué.

Discours d’Emmanuel Macron à l’ONU le 19 septembre 2017

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Si j’ai aujourd’hui le privilège de m’exprimer devant vous, je sais à qui je le dois. Je le dois à tous ceux qui, voici un peu plus de soixante-dix ans, se sont levés contre un régime barbare qui s’était emparé de mon pays, la France. Je le dois aux Nations qui ont entendu le cri de ces résistants et qui, d’Amérique, d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, ont, vers les côtes françaises, envoyé à leurs secours leurs filles et leurs fils. Ils ne savaient pas tous ce qu’était la France, mais ils savaient que la défaite de la France était aussi la défaite d’idéaux qu’ils partageaient, dont ils étaient fiers et pour lesquels ils étaient prêts à mourir. Ils savaient que leur liberté et leurs valeurs, dépendaient de la liberté d’autres femmes, d’autres hommes vivant à des milliers de kilomètres d’eux.

Je le dois à ceux qui, la guerre finie, ont osé la réconciliation et ont reconstruit un nouvel ordre international. A ceux qui, comme René CASSIN, ont compris que les Droits de l’Homme étaient au cœur de la légitimité internationale. A ceux qui ont jugé les coupables, recueilli les victimes, réparé les fautes, à ceux qui ont voulu croire que les valeurs, que cette guerre avait bafouées, devaient reprendre leur place, les valeurs de tolérance, de liberté, d’humanité qui sont fondatrices des Nations unies. Pas parce que ces valeurs étaient belles, mais parce qu’elles étaient justes et permettaient d’éviter que le pire n’advienne.

Si je vous dis tout cela, ça n’est pas simplement pour vous parler d’Histoire, mais lorsqu’aujourd’hui, j’entends nombre de nos collègues parler du monde tel qu’il va, ils oublient un peu de cette Histoire dont nous venons, et que ce qui nous paraît exotique ou si loin de nous, si loin de nos intérêts immédiats est peut-être ce qui détermine et déterminera le plus nos vies.

Mesdames et Messieurs, si mon pays aujourd’hui possède, dans l’ordre des Nations, cette place un peu singulière, cela lui confère une dette, une dette à l’égard de tous ceux qu’on a privés de leur voix. Et je sais que le devoir de la France est de parler pour ceux qu’on n’entend pas. Car parler pour eux, c’est aussi parler pour nous, aujourd’hui ou demain. Et en ce jour, ce sont ces voix oubliées que je veux porter.

J’ai entendu Bana, citoyenne d’Alep, et c’est sa voix que je veux ici porter. Elle a vécu sous la terreur des bombardements, des polices et des milices, elle a connu les camps de réfugiés. Le peuple syrien a assez souffert pour que la Communauté internationale prenne acte d’un échec collectif et s’interroge sur ses méthodes.

Pour établir une paix durable et juste, il y a urgence à nous concentrer sur le règlement politique de la crise, par la transition, comme le Conseil de sécurité l’a acté à l’unanimité dans la résolution 2254, de 2015. La France est à l’initiative, avec ses partenaires, pour soutenir les efforts des Nations unies et enclencher enfin une feuille de route politique inclusive en Syrie. C’est pour cela que je souhaite que nous puissions lancer un groupe de contact avec tous les membres du P5 et l’ensemble des parties prenantes. Aujourd’hui, le format dit « d’Astana » peut être utile, mais il ne suffit pas. Et ces derniers jours ont mis en lumière bien des difficultés.

Donnons-nous les moyens réels d’enclencher les négociations. Car la solution sera, à terme, politique, et non militaire. C’est notre intérêt à tous, et d’abord bien entendu celui des Syriens.

Dans ce contexte, j’ai indiqué quelles étaient nos deux lignes rouges. D’abord une intransigeance absolue sur l’emploi d’armes chimiques. Les auteurs de l’attaque du 4 avril dernier devront être traduits devant la Justice internationale, et cela ne doit plus jamais se produire.

Ensuite, l’absolue nécessité d’aménager les accès aux soins de tous et toutes, de permettre les structures médicales, de protéger les populations civiles. La France a décidé d’en faire l’une des priorités de sa présidence du Conseil de sécurité le mois prochain.

Agir pour le pays en Syrie, c’est agir pour le peuple syrien, mais c’est aussi nous protéger tous du terrorisme islamiste. Car en Syrie, en Irak, c’est contre le terrorisme que nous nous battons au premier chef. Nous agissons pour tous ceux qui ont péri dans ces attaques au cours des derniers mois. Car le terrorisme djihadiste a frappé sur tous les continents nos concitoyens, quelle que soit leur religion. Nous devons ainsi tous nous protéger en unissant nos forces, et notre sécurité devient la première priorité. C’est le sens des initiatives que la France porte pour lutter contre l’utilisation d’Internet par les terroristes, et contre toutes les sources de leur financement.

C’est pourquoi j’ai souhaité que nous puissions organiser en 2018 une conférence sur ce combat durant laquelle je vous appelle toutes et tous à vous engager. Mais c’est aussi le sens de l’action militaire que la France mène au sein de la Coalition en Syrie et en Irak, dans le respect du Droit international. Ce combat contre le terrorisme, il est militaire, il est diplomatique, mais il est aussi éducatif, culturel, moral. Il passe par notre action au Moyen-Orient en Afrique, mais aussi en Asie, et il doit tous et toutes nous réunir.

J’ai entendu Ousmane, écolier à Gao, et c’est sa voix que je veux ici porter. Son enfance se passe au Mali dans la hantise des attentats aveugles. Et pourtant, son seul rêve est d’aller à l’école sans risquer la mort. Au Sahel, nous sommes tous et toutes désormais engagés. Nations unies, pays de la région au sein de la Minusma et de la Force conjointe du G5, Union européenne et ses Etats-membres, et je veux ici rendre hommage à tous ces acteurs en rappelant que c’est un effort particulièrement douloureux et cher en vies humaines.

Notre défi est aujourd’hui, là aussi, d’éradiquer le terrorisme, et pour ce faire, de renforcer les capacités nationales pour que les Etats eux-mêmes prennent en charge leur sécurité. Quels que soient les moyens que nous mettrons, nous ne réussirons pas dans notre mission collective si les pays les plus concernés ne sont pas en mesure d’assumer leurs propres responsabilités. C’est pourquoi j’ai soutenu, dès ma prise de fonction, le déploiement de la force conjointe du G5 Sahel, et j’en appelle ici à votre mobilisation collective.

C’est pourquoi aussi je veux m’investir dans le renforcement du soutien aux opérations africaines de paix, car c’est cela, l’avenir. Nous devons repenser collectivement l’articulation entre maintien de la paix, organisations régionales et pays hôtes. Et notre capacité à répondre aux aspirations de paix des populations en dépend.

Assurément, la réponse militaire ne pourra jamais être la seule réponse, et je veux ici insister sur la nécessité d’une réponse politique, et je pense bien sûr à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger et a notre politique de développement.

J’ai entendu aussi Kouamé, et c’est sa voix que je veux ici porter. Jeté sur les routes, il a traversé l’Afrique avant de remettre son sort en Libye entre les mains de passeurs. Il a traversé la Méditerranée, il est parvenu à bon port, quand tant d’autres périssaient en mer. Le réfugié, le déplacé, ou celui qu’on appelle tristement le « migrant », est en réalité devenu le symbole de notre époque. Le symbole d’un monde où aucune barrière ne pourra s’opposer à la marche du désespoir, si nous ne transformons pas les routes de la nécessité en route de la liberté.

Ces migrations sont politiques, climatiques, ethniques ; ce sont à chaque fois ces routes de la nécessité. La nécessité, c’est aujourd’hui la fuite, face aux persécutions dont sont victimes les Rohingyas. Plus de 400.000 réfugiés dont la majorité sont des enfants. Les opérations militaires doivent cesser, l’accès humanitaire doit être assuré, et le droit rétabli face à ce qui est, nous le savons, un nettoyage ethnique. La France prendra l’initiative au Conseil de sécurité sur ce sujet.

La nécessité, c’est le départ pour sauver sa famille quand la guerre fait rage et que le droit international humanitaire n’est plus respecté, mais instrumentalisé, comme en Syrie dans la stratégie de violence des acteurs ; l’exil, quand les défenseurs de la liberté sont les premières cibles des pouvoirs en place. La protection des réfugiés est un devoir moral et politique dans lequel la France a décidé de jouer son rôle. En soutenant le Haut-commissariat aux Réfugiés partout où il doit intervenir, en ouvrant des voies légales de réinstallation au plus proche des zones de conflit, au Liban, en Jordanie, en Turquie, mais aussi au Niger et au Tchad, en défendant le droit d’asile et le respect absolu de la convention de Genève.

Le 28 août dernier à Paris, nous avons réuni des pays africains et européens les plus directement concernés par les flux migratoires sur la route de la Méditerranée centrale. Nous avons adopté une feuille de route dont la priorité est de lutter contre les trafiquants qui font commerce de la misère. Nous devons mettre un terme aux violations insupportables des droits fondamentaux en mettant en place une infrastructure humanitaire avec le HCR et l’OIM, en aidant les pays d’origine et de transit à mieux contrôler les flux.

Mais si, face au terrorisme, aux migrations, les réponses de court terme s’imposent afin de gérer les crises, c’est notre volonté politique de traiter les causes profondes de toutes ces instabilités qui est aujourd’hui en jeu. Ces migrations, ce terrorisme, ce sont des défis politiques avant tout, profonds, pour nous tous et toutes. Car les causes profondes, morales, civilisationnelles, si nous voulons les relever, c’est par une véritable politique de développement que nous pouvons le faire.

C’est pourquoi j’ai décidé que la France jouerait son rôle en fixant l’objectif de consacrer 0,55 % de notre revenu national pour l’aide publique au développement d’ici cinq ans.

Je vous remercie pour vos applaudissements, mais je veux les tempérer en quelque sorte. D’abord parce que je sais que certains attendent davantage et que ça n’est jamais assez et la France aujourd’hui n’est pas suffisamment à ce rendez-vous ; mais surtout parce que ça n’est pas tellement l’argent qui est la question principale. C’est l’efficacité de cet argent. C’est ce à quoi nous le destinons. C’est de mieux évaluer, c’est de mieux être en responsabilité sur cet argent, que tous et toutes nous mettons.

Alors, oui, je veux que la France soit au rendez-vous de l’aide publique au développement mais je veux surtout que cette aide publique au développement fasse l’objet de plus d’innovations, de plus d’intelligence, de méthodes différentes, d’une plus grande responsabilité sur le terrain, c’est cela ce que je veux avec vous. L’enjeu aujourd’hui c’est que cette aide publique au développement arrive bien sur le terrain de manière simple, efficace, en étant évaluée, aille bien à la destination initialement recherchée, c’est cela ce que nous avons voulu faire par exemple avec l’Alliance pour le Sahel que nous avons lancée avec l’Union européenne, la banque mondiale et le PNUD.

Ensuite, c’est d’avoir des priorités claires, la première c’est d’investir dans l’éducation parce que c’est par l’éducation que nous gagnerons cette bataille contre l’obscurantisme, celle qui est aujourd’hui en train de faire basculer des pays, des régions entières, en Afrique comme au Proche et Moyen-Orient. Et j’appelle ici la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal. C’est une bataille essentielle que nous mènerons là, c’est celle qui consiste précisément à donner la possibilité aux jeunes filles et aux jeunes garçons de ne pas sombrer dans l’obscurantisme, de pouvoir choisir leur avenir, pas celui qui leur sera imposé par nécessité ou celui que nous leur choisirions ici dans cette salle.

La deuxième priorité c’est d’investir dans la santé, dans la lutte contre les grandes pandémies et contre la malnutrition parce qu’aucun espoir n’est permis quand on ne peut pas se former ni se soigner. Dans ce combat pour le développement nous avons aussi besoin de soutenir la place des femmes, la culture et la liberté d’expression. Partout où la place de la femme est remise en cause, bafouée, c’est le développement qui est bloqué, c’est la capacité d’une société à s’émanciper, à prendre sa juste place qui est ainsi bloquée, ce ne sont pas des sujets de société anodins, c’est un combat de civilisation profond, c’est notre combat, ce sont nos valeurs et elles ne sont pas relatives, elles sont éminemment universelles sur tous les continents, toutes les latitudes. Partout où la culture est bafouée là aussi c’est notre capacité collective à relever ces défis qui est réduite.

C’est pourquoi l’UNESCO est aujourd’hui une institution particulièrement essentielle et a à cet égard un rôle clé, conserver au monde un visage humain quand tant d’obscurantismes voudraient en supprimer l’incroyable diversité. C’est pour que la culture et la langue de chacun vivent et perdurent que nous nous battons pour que continue le progrès de l’esprit. Et la liberté d’expression est elle aussi une bataille dont l’actualité n’est pas moins importante. L’ONU a vocation à protéger la liberté de ceux qui pensent, réfléchissent, s’expriment et notamment la liberté de la presse. C’est pourquoi j’appelle à la désignation d’un représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies sur la protection des journalistes dans le monde car en aucun cas la lutte contre le terrorisme, le durcissement du monde dans lequel nous vivons ne saurait justifier la réduction de cette liberté.

Je parle enfin au nom de Jules, mon compatriote, vivant sur l’île de Saint-Martin, je songe à sa maison détruite, à sa peur que cela ne recommence encore et encore parce que le réchauffement climatique multiplie les catastrophes. L’avenir du monde c’est celui de notre planète qui est en train de se venger de la folie des hommes, la nature nous rappelle à l’ordre et nous intime d’assumer notre devoir d’humanité et de solidarité. Elle ne négociera pas, il revient à l’humanité de se défendre en la protégeant. Les dérèglements climatiques font voler en éclats la traditionnelle opposition entre le Nord et le Sud, les plus fragiles sont toujours les premières victimes emportées dans un tourbillon d’injustices, nous sommes tous frapper par les emballements terribles du climat de la Chine aux Caraïbes en passant par la Russie ou la corne de l’Afrique.

Mon pays devant cette assemblée avait promis un accord universel à paris, il a été obtenu et signé dans cette salle. Cet accord ne sera pas renégocié, il nous lie, il nous rassemble, le détricoter serait détruire un pacte qui n’set pas seulement entre les états mais aussi entre les générations. Il pourra être enrichi de nouvelles contributions, de nouveaux apports mais nous ne reculerons pas. Je respecte profondément la décision des Etats-Unis et la porte leur sera toujours ouverte mais nous continuerons avec tous les gouvernements, avec les collectivités locales, les villes, les entreprises, les ONG, les citoyens du monde à mettre en œuvre l’Accord de Paris. Nous avons pour nous la force des pionniers, l’endurance, la certitude et l’énergie de ceux qui veulent construire un monde meilleur et, oui, ce monde meilleur créera de l’innovation, des emplois n’en déplaise à ceux et celles qui veulent croire que l’avenir ne se regarde qu’en arrière.

Nous le construirons sans attendre en mettant en œuvre nos contributions comme la France l’a fait en adoptant son plan Climat qui la place sur le chemin de la neutralité carbone. En rassemblant à Paris le 12 décembre prochain tous ceux qui sont décidés à avancer autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés et je confirme ici que la France y prendra sa part en allouant cinq milliards d’euros par an à l’action sur le climat d’ici à 2020. Nous redoublerons d’ambitions en présentant dès cet après-midi un pacte mondial pour l’environnement dont l’ambition sera de forger le droit international du siècle qui vient avec l’appui des agences de l’ONU. Quand certains voudraient s’arrêter nous devons continuer à avancer, à aller plus loin parce que le réchauffement climatique, lui, ne s’arrête pas, parce que nos dérèglements ne s’arrêtent pas, parce que notre devoir de solidarité et d’humanité ne s’arrête pas.

Mesdames et Messieurs, derrière chacun de nos décisions il y a ces voix, il y a ces vies, il y a le cortège invisible de ceux que nous devons défendre parce qu’un jour on nous a nous-mêmes défendus. Toutes ces voix qui appellent pourquoi ne les entendons-nous pas davantage ? Pourquoi ne savons-nous plus faire ce qui voici 70 ans avait redonné à l’humanité entière la force de croire en elle, la responsabilité planétaire, le goût de l’entraide, la foi dans le progrès ? Et oui, lorsque je vous parle de Bana, d’Ousmane, de Kouamé ou de Jules je parle de mes concitoyens, je parle de vos concitoyens et de chacun d’entre eux car nos intérêts, notre sécurité ce sont aussi les leurs ! Nous sommes irrémédiablement liés les uns aux autres dans une communauté de destins pour aujourd’hui et pour demain. Alors les équilibres du monde, oui, ont profondément changé ces dernières années, le monde est redevenu multipolaire, cela veut dire qu’il nous faut réapprendre la complexité du dialogue mais aussi sa fécondité.

Notre action collective se heurte à l’instabilité des états, ainsi de la Libye, six ans après son intervention armée je prends acte devant cette assemblée de la responsabilité particulière de la France pour que ce pays retrouve la stabilité. La rencontre de La Celle-Saint-Cloud du 25 juillet dernier a permis de faire avancer la réconciliation indispensable à la réussite du processus politique sous l’égide des Nations Unies. Aux côtés du secrétaire général et de son représentant spécial nous devons parvenir en 2018 à l’organisation d’élections qui marqueront le début d’une restauration effective de l’Etat et j’y mettrai toute mon énergie. Ainsi pour le Venezuela l’action collective doit maintenir dans ce pays le respect de la démocratie, le respect de toutes les forces politiques et ne rien céder aux tendances dictatoriales qui sont aujourd’hui à l’œuvre. Ainsi en Ukraine nous devons inlassablement là aussi faire respecter les engagements pris et permettre le cessez-le-feu effectif et progressivement comme nous le faisons avec l’Allemagne tout particulièrement permettre là aussi aux parties en présence de respecter le droit international et parvenir à la fin de ce conflit.

Le multilatéralisme peine à faire face aux défis de la prolifération nucléaire, il ne parvient pas à conjurer des menaces que nous pensions à jamais révolues et qui sont réapparues brutalement dans notre présent. Ainsi Pyongyang a franchi en le revendiquant un seuil majeur dans l’escalade militaire. La menace nous concerne tous immédiatement, existentiellement, collectivement. A ce jour, la Corée du nord n’a donné aucun signe d’une volonté de négocier, ses dirigeants s’enferment dans une surenchère acharnée, notre responsabilité avec tous nos partenaires dont la Chine et la Russie est de ramener par la fermeté à la table des négociations d’un règlement politique de la crise. La France refusera toute escalade et ne fermera aucune porte au dialogue, si les conditions sont réunies pour que ce dialogue soit utile à la paix.

C’est ce même objectif qui me conduit à défendre l’accord nucléaire avec l’Iran. Notre engagement sur la non prolifération nucléaire a permis d’obtenir, le 14 juillet 2015, un accord solide, robuste et vérifiable, qui permet de garantir que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire. Le dénoncer aujourd’hui, sans rien proposer d’autre, serait une lourde erreur. Ne pas le respecter serait irresponsable. Parce que c’est un accord utile, essentiel à la paix, à l’heure où le risque d’une spirale infernale ne saurait être exclu. C’est ce que j’ai dit hier aux Etats-Unis et à l’Iran.

Je souhaite, pour ma part, que nous complétions cet accord par un travail qui permettra d’encadrer l’activité balistique de l’Iran, par un travail qui permettra d’encadrer la situation après 2025 que ne couvre pas l’accord de 2015. Soyons plus exigeants, mais en rien ne détricotons ce que les accords précédents ont déjà permis de sécuriser. Regardons la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, avons-nous, par l’absence de dialogue, mieux endiguer la situation en Corée du Nord ? Pas une seule seconde. Partout où le dialogue, le contrôle, le multilatéralisme se dote d’armes efficaces, il est utile. C’est cela ce que je veux pour nous tous et toutes.

Alors, je ne sais si mon lointain successeur aura, dans soixante-dix ans, le privilège de s’exprimer devant vous. Le multilatéralisme survivra-t-il à la période de doutes et de dangers que nous connaissons ? En vérité, il faudrait que nous nous souvenions de l’état du monde, voici soixante-dix ans, brisé par la guerre, stupéfait par les génocides. Il faudrait que nous retrouvions aujourd’hui l’optimisme, l’ambition, le courage que nous avons opposés à ces raisons de douter, que nous retrouvions foi en ce qui nous unit. C’est-à-dire que nous retrouvions confiance en ces valeurs fondatrices de l’ONU qui sont universelles et qui protègent les individus partout sur la planète et garantissent leur dignité.

Mais Mesdames et Messieurs, pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce que nous avons laissé s’installer que le multilatéralisme était en quelque sorte un sport confortable, un jeu pour diplomates assis, l’instrument des faibles, c’est cela ce qui s’est passé depuis tant et tant d’années. Parce que nous avons laissé croire qu’on était plus crédibles et plus forts lorsqu’on agissait de manière unilatérale. C’est faux. Parce que nous avons laissé croire, parfois par cynisme, que le multilatéralisme ne pouvait pas tout régler.

Alors, nous avons laissé les dérèglements du monde prendre le dessus. Nous avons trainé à régler le réchauffement climatique, à traiter des inégalités contemporaines qu’un capitalisme déréglé s’est mis à produire. Nous avons laissé des voix discordantes s’élever. Mais à chaque fois, c’est la voix du plus fort qui l’emporte à ce jeu. Nous avons, par langueur, par oubli de l’Histoire qui nous a faits, nous avons laissé s’installer l’idée qu’on est plus forts hors du multilatéralisme.

Mais notre défi contemporain, celui de notre génération, c’est de savoir le refonder. C’est d’expliquer qu’aujourd’hui, dans le monde tel qu’il va, il n’ya rien de plus efficace que le multilatéralisme. Pourquoi ? Parce que tous nos défis sont mondiaux : le terrorisme, les migrations, le réchauffement climatique, la régulation du numérique, tout cela, nous ne les règlerons qu’à l’échelle de la planète, de manière multilatérale. A chaque fois que nous acceptons que ce ne soit pas le multilatéralisme, alors nous laissons la loi du plus fort l’emporter.

Parce que, oui, mes amis, consacrer notre vision du monde, c’est par le multilatéralisme que nous pourrons le faire. Parce que cette vision est universelle. Elle n’est pas régionale. Parce qu’à chaque fois que nous avons cédé à certains qui disaient que la place de la femme, c’était l’affaire de quelques-uns, à un certain bout de la planète, mais pas des autres, que l’égalité entre les citoyens, c’était l’affaire d’une civilisation, mais pas d’une autre, nous avons abandonné ce qui nous a rassemblés ici, dans ce lieu, l’universalité de ces valeurs. Là aussi, nous avons cédé, dans certains pays, à la loi du plus fort.

Parce qu’à chaque fois que les grandes puissances, assises à la table du Conseil de sécurité, ont cédé à la loi du plus fort, ont cédé à l’unilatéralisme, ont pu dénoncer des accords qu’elles avaient elles-mêmes signés, elles n’ont pas respecté le ciment du multilatéralisme qui est la règle du droit. C’est cela ce qui nous a fait, c’est cela qui construit la paix dans la durée.

Alors oui, aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin du multilatéralisme, non pas parce que ce serait un mot confortable, non pas parce que ce serait en quelque sorte un refuge pour gens intelligents. Parce que le multilatéralisme, c’est la règle du droit, c’est l’échange entre les peuples, c’est l’égalité de chacune et chacun d’entre nous, c’est ce qui permet de construire la paix et de relever chacun de nos défis.

Alors oui, pour ce faire, l’Organisation des Nations unies a toute légitimité pour agir et préserver les équilibres du monde. C’est pourquoi je veux une ONU plus responsable, plus efficace, plus agile et je soutiens pleinement le projet du secrétaire général des Nations unies, son ambition, sa volonté de porter une organisation à l’échelle des défis de la planète. Nous avons besoin de sortir de nos bureaux, des rencontres entre Etats et entre Gouvernements pour aller chercher d’autres énergies, pour représenter différemment le monde tel qu’il est et pour revenir sur des dogmes dans lesquels nous nous sommes parfois installés.

Nous avons besoin d’un Conseil de sécurité qui puisse prendre des décisions efficaces et ne pas être enfermé dans le droit de veto, quand des atrocités de masse sont commises. Nous avons besoin d’une meilleure représentation de toutes les forces en présence de tous les continents. Nous avons besoin d’une articulation dans la gestion des crises, avec l’Union européenne, l’Union africaine, les organisations sous-régionales qui sont des acteurs essentiels. C’est pourquoi la France sera là, aux côtés des Nations unies, pour la réforme en cours.

Pour conclure, Mesdames et Messieurs, je voulais vous dire que les voix oubliées que j’ai voulu porter ce jour ne peuvent résonner que dans une enceinte comme celle-ci. Une enceinte où chacun a sa place, où chacun peut se faire entendre de ceux qui ne veulent pas écouter. A ceux-ci, je dirai : ne pas écouter la voix des opprimés et des victimes, c’est laisser leur malheur grandir, prospérer, jusqu’au jour où il nous frappera tous. C’est d’oublier que nous-mêmes, chacune et chacun, à un moment de notre Histoire, nous avons été ces opprimés et d’autres ont entendu nos voix. C’est oublier que notre sécurité, c’est leur sécurité, que leur vie engage la nôtre et que nous saurions restés indemnes dans un monde qui s’embrase.

Ne pas écouter ceux qui nous appellent à l’aide, c’est croire que les murs et les frontières nous protègent. Mais ce ne sont pas les murs qui nous protègent. C’est notre volonté d’agir, c’est notre volonté d’influencer le cours de l’Histoire. C’est notre refus d’accepter que l’Histoire s’écrive sans nous, pendant que nous nous croyons à l’abri. Ce qui nous protège, c’est notre souveraineté et l’exercice souverain de nos forces au service du progrès. C’est cela l’indépendance des Nations dans l’interdépendance qui est la nôtre.

Ne pas écouter ces voix, c’est croire que leur misère n’est pas la nôtre. Que nous posséderons pour toujours les biens dont ils ne pourront que rêver. Mais lorsque ce bien, c’est la planète, lorsque ce bien, c’est la paix, la justice, la liberté, pensez-vous que nous puissions en jouir seuls, dans un coin ?

Si nous ne prenons pas la défense de ces biens communs, nous serons tous balayés. Nous laissons s’enflammer des brasiers où demain l’Histoire jettera nos propres enfants.

Oui, aujourd’hui encore plus qu’hier, nos biens communs, c’est aussi notre intérêt, notre sécurité, c’est aussi leur sécurité. Il n’y aurait pas d’un côté l’irénisme de ceux qui croient à la règle de droit et au multilatéralisme et, de l’autre côté, le pragmatisme de certains unilatéraux. C’est faux.

Notre efficacité réelle se joue dans ce combat ici. Alors, avec vous, je veux croire aujourd’hui dans un multilatéralisme fort, responsable. C’est la responsabilité de notre génération, si elle ne veut pas laisser place à la fatalité. Nous n’avons qu’un courage à avoir, Mesdames et Messieurs, celui d’entendre ces voix, celui de ne pas dévier de la trace que nous devons laisser dans l’Histoire et celui, à chaque instant, de considérer que nous devons réconcilier notre intérêt et nos valeurs, notre sécurité et les biens communs de la planète. Notre génération n’a pas le choix, car elle doit parler pour aujourd’hui et pour demain.

Je vous remercie.

Rémunération des ministres après leur sortie du gouvernement

Article 5

Lors de la cessation de ses fonctions gouvernementales le membre du Gouvernement auquel il a été fait application des dispositions des articles 2, 3 et 4 ci-dessus perçoit une indemnité d’un montant égal au traitement qui lui était alloué en sa qualité de membre du Gouvernement.

Cette indemnité est versée pendant trois mois, à moins que l’intéressé n’ait repris auparavant une activité rémunérée.

Cette indemnité ne peut être perçue par l’intéressé s’il a omis de déclarer à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, au titre de la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, tout ou partie de son patrimoine ou de ses intérêts.

Source : lien sur legifrance.gouv.fr

Les antibiotiques naturels

Les patients se tournent de plus en plus vers les antibiotiques naturels, sans risque de résistance, ni effets secondaires.
Pour rappel, les antibiotiques sont utilisés pour traiter et prévenir les infections bactériennes. Lorsqu’ils sont utilisés correctement, les antibiotiques peuvent tuer ou inhiber la croissance des bactéries, elles-mêmes responsables de problèmes comme les infections de l’oreille, les problèmes d’estomac et de peau.
Différents types d’antibiotiques agissent contre différents types de bactéries et de parasites, c’est pourquoi les médecins prescrivent un antibiotique selon le germe spécifique (bactérie ou un parasite) qui est responsable de l’infection.
Toutefois, les antibiotiques synthétiques ne combattent pas les infections causées par des virus, comme le rhume, la grippe, la plupart des toux et maux de gorge. Ils ne fonctionnent pas non plus contre les infections fongiques.
Les antibiotiques synthétiques sont devenus l’un des médicaments les plus prescrits de nos jours et c’est précisément cette sur-utilisation qui conduit de plus en plus à développer la résistance aux antibiotiques. En plus de les rendre potentiellement inopérants, cet abus nuit aux bonnes bactéries qui vivent dans l’intestin. La diarrhée, les maux d’estomac et des nausées peuvent être des signes avant-coureur de ces dérèglements.
Alors, pourquoi utilise t-on ces médicaments, sachant que la nature nous offre de nombreux antibiotiques naturels sous forme de fruits, condiments, légumes, herbes ? Efficaces dans le traitement des mêmes problèmes de santé, les antibiotiques naturels ont en plus l’avantage de combattre également les infections virales et fongiques. Cerise sur la gâteau, ils ne tuent pas les «bonnes» bactéries nécessaires à l’organisme.
Bien sûr, à eux seuls, ces fortifiants naturels sont pas suffisants pour traiter les infections graves comme la fièvre typhoïde, la tuberculose etc. ll est préférable dans ces cas spécifiques d’utiliser ces remèdes naturels en complément des antibiotiques prescrits par votre médecin.

LE MIEL DE MANUKA

Le miel en général et plus particulièrement le miel de manuka, est un antibiotique redoutable. Il contient des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires et antiseptiques. Une étude de 2014 a constaté que le miel a la capacité de lutter contre l’infection sur de multiples niveaux, rendant ainsi plus difficile la possibilité pour les bactéries de lui développer une résistance.
Sa combinaison unique de peroxyde d’hydrogène, d’acidité, d’effet osmotique, de sucre et de polyphénols aide à tuer les cellules bactériennes. Pour profiter pleinement des propriétés antibiotiques du miel, utilisez-le toujours cru et biologique. Si vous avez la possibilité de vous en fournir, le miel de Manuka semble être l’option idéale. Ayant fait l’objet de nombreuses études, il a notamment était jugé efficace dans certains traitements topiques de blessures.
Pour renforcer votre système immunitaire, vous pouvez par exemple manger chaque jour un mélange à quantités égales de miel et de cannelle. Vous pouvez également ajouter du miel dans le thé, les jus et même « beurrer » vos tartines avec.

L’EXTRAIT DE PÉPINS DE PAMPLEMOUSSE

L’extrait de pépins de pamplemousse est un puissant antibiotique naturel. Il agit comme antiseptique, antifongique et antiviral. Il est réputé pour être efficace contre plus de 800 formes de bactéries, de virus, plus de 100 souches de champignons et sur de nombreux parasites. En outre, l’extrait de pépins de pamplemousse est riche en antioxydants, qui permettent de stimuler l’immunité naturelle du corps.
Veillez à consulter un médecin avant de l’utiliser car c’est un remède naturel très puissant. On l’utilise généralement dans les cas suivants :
– les maladies gastro-intestinales
– les infestations par levures
– les refroidissements en tous genres
– les infections ORL
– les mycoses de la peau et ongles
– les infections urinaires
– les déficiences immunitaires même graves
– la fatigue chronique
– les candidoses
– les diarrhées
– les grippes
– les mycoses
– les pellicules
– les verrues
– les excès de transpiration
– les eczémas
– les gingivites
– les intoxications alimentaires
-le choléra
– la désinfection des blessures
– la désinfection de l’eau à boire
– L’hélicobacter Pylori
Vous pouvez vous procurer facilement du pépin de pamplemousse sur le web

LE GINGEMBRE

Les propriétés antibiotiques naturelles du gingembre aident à prévenir et traiter de nombreux problèmes de santé causés par des bactéries. Le gingembre frais a un effet antibiotique contre les agents pathogènes d’origine alimentaire comme par exemple la salmonelle. Il est de plus très efficace contre les infections respiratoires et parodontales.
Le gingembre est une des meilleures mesures préventives que vous pouvez prendre contre les infections bactériennes. Sous forme du poudre il s’associe parfaitement avec vos plats. On le retrouve aussi très facilement en thé ou en capsules.

L’ECHINACÉE

L’echinacée produit des fleurs magnifiques. Elle a été utilisée pour traiter une grande variété d’infections pendant des siècles . Traditionnellement, on l’utilisait pour traiter les plaies ouvertes, la diphtérie, les empoisonnements du sang et d’autres maladies liées aux bactéries.
Aujourd’hui, cet antibiotique naturel puissant est utilisé principalement contre le rhume et la grippe, en raison de sa capacité à détruire les formes les plus dangereuses de bactéries comme le staphylocoque doré.

L’AIL

L’ail est un puissant antibiotique naturel utilisé comme médicament depuis des milliers d’années et ce par de nombreuses cultures à travers le monde. il fut même l’un des remèdes contre la peste au moyen-âge, c’est dire.
L’ail est aussi antiviral, antifongique et antimicrobien. Il protège et facilite l’élimination des mauvaises bactéries. Riche en antioxydants naturels qui détruisent les radicaux libres, il se révèle aussi être l’un des meilleurs moyens pour renforcer ses défenses naturelles en plus d’être capable de purifier le sang.
Pour tester son efficacité l’idéal est d’en consommer 2 ou 3 gousses par jour. Certaines personnes peuvent même consommer l’ail à jeun pour renforcer son efficacité.
Facile à intégrer dans sa vie de tous les jours, l’ail est l’une des meilleures solutions pour remplacer les antibiotiques chimiques (dans certains cas) et ainsi préserver sa flore intestinale.

L’ARGENT COLLOÏDAL

Depuis des siècles, l’argent colloïdal a la réputation d’être un antibiotique efficace. Dans les années 1900, Alfred Searle, fondateur de la société pharmaceutique Searle, a découvert qu’il pouvait tuer les agents pathogènes les plus mortels grâce à l’argent colloïdal.
Searle soutenait que l’application d’argent colloïdal sur des sujets humains détruit rapidement les microbes sans aucun effet secondaire.
Des recherches récentes ont en tout cas confirmées les propriétés curatives de l’argent colloïdal. Il peut en effet détruire les microbes résistants aux antibiotiques comme le SARM, la grippe aviaire et le SRAS.

L’HUILE D’ORIGAN

L’huile d’origan est antivirale et antifongique, elle s’attaque également aux bactéries pathogènes sans nuire aux bactéries bénéfiques.
Même si l’huile d’origan est efficace contre les bactéries, méfiance ! La molécule principale de l’huile d’origan, le carvacrol, pourrait être toxique passé une certaine dose. Soyez donc très prudent dans son utilisation.

LE CURCUMA

En médecine Ayurvédique et Chinoise, les propriétés antibiotiques du curcuma sont utilisées pour aider à détruire les bactéries à l’origine des maladies et renforcer les défenses naturelles de l’organisme. Le curcuma peut en outre aider à prévenir les infections bactériennes comme par exemple celles des plaies.
Selon une étude de 2009, l’activité antimicrobienne de la curcumine, l’ingrédient actif du curcuma, s’est révélée efficace contre l’Helicobacter pylori.
Le curcuma est une épice qui s’intègre naturellement dans vos plats quotidiens et se vend généralement sous forme de poudre. Il peut aussi se consommer avec du miel (1cc. de curcuma pour 5cc de miel) pour ainsi se transformer en un antibiotique naturel et puissant.
Vous pouvez également prendre des suppléments de curcuma à haute disponibilité, on en trouve facilement sur internet ou dans les magasins bio.

L’EXTRAIT DE FEUILLES D’OLIVIER

L’effet antibiotique naturel de l’extrait de feuilles d’olivier lui permet de traiter différents types d’infections bactériennes. Une étude de 2003 a démontré l’efficacité de l’extrait de feuilles d’olivier contre les bactéries et les champignons.
Cet extrait a des propriétés anti-inflammatoires, peut aider à « piéger » les radicaux libres et a une action bénéfique sur les cas légers d’hypertension artérielle.
Vous pouvez utiliser l’extrait de feuilles d’olivier de différentes manières.
  • En Infusion. Versez 1 litre d’eau bouillante dans un récipient contenant 50 g de feuilles séchées et coupées. Laissez infuser 20 minutes. Filtrez et buvez 1 tasse après les repas.
  • En Décoction. Faites bouillir 40 g de feuilles séchées et coupées dans 1 litre d’eau durant 10 minutes. Filtrez et buvez 1 tasse après les repas.
Une autre option est de prendre l’extrait de feuilles d’olivier sous forme de supplément. Cependant, consulter un médecin avant de prendre cette décision.

LES PROBIOTIQUES

Les probiotiques sont une des plus incroyables découvertes médicales du début de ce siècle. Les probiotiques agissent pour renforcer et préserver la flore intestinale naturelle (bonnes bactéries) trouvée dans le système digestif.
La recherche a prouvé que l’équilibre de l’intestin est l’une des clés de la santé et constitue un puissant rempart contre le cancer.
Les bonnes bactéries qui peuplent l’intestin sont si essentielles pour la santé que les médecins commencent à recommander à leurs patients la prise de probiotiques en complément d’un traitement antibiotique.
Les probiotiques naturels se trouvent dans les yaourts fermentés, sous forme de compléments alimentaires et dans certains autres aliments fermentés. Attention tout de même, tous les probiotiques ne se valent pas. En effet, certains compléments dit « riches en probiotiques » n’en contiennent finalement pas ou peu. Celles-ci sont soit tuées au cours du processus de fabrication, soit détruites dans l’estomac. Les probiotiques présents dans les yaourts de supermarché ont par exemple peu de chance d’être efficaces. Choisissez donc des process de production garantissant la préservation des souches probiotiques, ainsi qu’un mode d’absorption via lequel les bonnes bactéries seront préservées.

L’HUILE DE COCO

Encore une merveille de la nature. Les bienfaits de l’huile de noix de coco sont nombreux. Elle a des propriétés anti-fongiques, anti-microbiennes et possède des antioxydants que vous ne trouverez nulle part ailleurs dans la nature.
Utilisez l’huile de coco pour stimuler votre système immunitaire, l’équilibre de la thyroïde, le cholestérol, contrôler les niveaux de sucre dans le sang, et même améliorer la fonction cérébrale. On peut bien sûr faire un usage externe de ce cadeau de Mère Nature.
Incorporez une cuillère dans votre boisson du matin, cuisinez vos plats avec (l’huile de coco est celle qui résiste le mieux à la chaleur de la cuisson contrairement à d’autres huiles qui dégagent des toxiques en chauffant), ajoutez-là à vos gâteaux etc. En plus c’est délicieux !

LE MARGOUSIER (OU NEEM)

Surnommé le lila indien, le margousier (neem) est un autre antibiotique naturel. Il aide à lutter contre les bactéries qui causent les boutons et l’acné. Contrairement aux médicaments antibiotiques, le neem combat les bactéries sans causer la résistance à ses antibiotiques.
En outre, en raison de sa nature antibactérienne, le neem résout différents types de problèmes bucco-dentaires comme les caries, la plaque, la gingivite et d’autres maladies de la bouche. Il agit aussi contre les infections de la peau.
Prendre des comprimés de neem peut aider à éliminer les toxines accumulées dans le corps et le libérer des organismes parasitaires. Consultez votre médecin pour le dosage
Études :

Dulse

Usages Alimentaires de la dulse

Algue rouge, la Dulse a un goût unique, à la fois doux et corsé, iodé, voir de noisette, que l’on pourra associer à beaucoup d’autres saveurs. En paillettes ou finement hachée, la dulse s’associe crue en salade, avec une sauce, une mayonnaise…. Son goût corsé se développe en cuisson, et se marie aux poissons, omelettes, pain … (elle se cuit en quelques minutes et en se réhydratant reprendra 4 fois son poids).

Vertus de la dulse

La Dulse est un aliment de santé très intéressant, un reminéralisant naturel très équilibré. C’est l’un des végétaux marins les plus riches en protéines (20 à 35%, soit autant que le soja) et en acides aminés. L’ensemble des minéraux est vraiment extraordinaire : fer, calcium, magnésium, potassium …, c’est une richesse en vitamines A, B6, B12, E et C ainsi qu’en oligo-éléments.

Conservation : Se conserve à l’abri de la lumière et de la chaleur.

Composition nutritive

Dulse (Palmaria Palmata)
Valeurs nutritionnelles moyenne pour 100 g d’algue déshydratée .
Energie
168 Kcal
Protéines
17,2 g
Glucides
21,8 g
Fibres alimentaires
28,9 g
Lipides
1,4 g
Magnésium
222 mg
Potassium
7040 mg
Calcium
411 mg
Fer
35,2 mg
Iode
28,9 mg
Sodium
1547 mg
Vitamine C
83,9 mg

Nori

Nori : usages alimentaires de l’algue Nori : caractéristiques, vertus

Caractéristiques de l’algue nori
La Nori est une algue de couleur violet aux reflets pourpres.

Usages Alimentaires de l’algue nori

Sa saveur est douce et discrète et des plus parfumées, saveur de thé fumé, de champignon séché. C’est l’algue la plus consommée au monde. C’est une algue fine comme un voile. Grillée, elle passe à une couleur verte. Son goût rappelle les champignons, et permet un parfait mariage avec le pain, les salades, les poissons, galettes, bouillons, légumes… Les feuilles de nori sont utilisées pour concevoir des maki-sushi (voir rubrique cuisine aux algues). Ces feuilles sont grillées, donnant une couleur verte.

Vertus de l’algue nori

Pleine de qualités, sa teneur en protéines (environ 30%) remplace le célèbre soja, la viande, les œufs … A noter la présence importante de vitamine A (carotène), la vitamine F et B12, de fer et de zinc et le bon équilibre des 10 acides aminés essentiels (présence de l’acide glutamique, l’alanine et la taurine connue pour contrôler le niveau de cholestérol sanguin). La Nori reminéralise et est efficace pour revitaliser l’organisme. Elle se réhydrate rapidement en reprenant 8 fois son poids.

Composition nutritive

Nori (Porphyra Sp.)  
Valeurs nutritionnelles moyenne pour 100 g d’algue déshydratée .
Energie
176,4  Kcal
Protéines
27,6  g
Glucides
12,9  g
Fibres alimentaires
34,3  g
Lipides
1,6  g
Magnésium
424  mg
Potassium
1381  mg
Calcium
253  mg
Fer
42,5  mg
Iode
5,6  mg
Sodium
1939  mg
Vitamine C
62  mg