Janvier 2020

Baisse de l’impôt sur le revenu

La loi de finances pour 2020 prévoit une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu à compter de l’imposition des revenus 2020 dont bénéficieront les classes moyennes.

Le taux d’imposition de la 1ère tranche de l’IR, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de 14 % à 11 % dès 2020. Cela représente un gain moyen par foyer de 350 €, soit, à ce niveau, un tiers de l’impôt en moyenne. Les 5 millions de foyers de la tranche suivante bénéficieront d’un gain moyen de 180 €.

Un simulateur permet d’estimer l’impact de cette mesure sur l’impôt sur les revenus de 2020.

Le barème de l’impôt sur les revenus 2020

 

Entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les salariés à domicile

À partir du 1er janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera sur la rémunération versée au salarié à domicile. Elle sera mise en œuvre selon des modalités simplifiées par l’intermédiaire des dispositifs CESU et PAJEMPLOI existants.

Le prélèvement à la source des salariés à domicile

Suppression de la taxe d’habitation

La loi de finances pour 2020 confirme la suppression intégrale de la taxe d’habitation sur la résidence principale pour 80 % des foyers dès 2020. Pour les 20 % des ménages restants, la suppression de la taxe d’habitation sera effective dès 2023.

La suppression de la taxe d’habitation

Reconduction de la prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Le dispositif de prime exceptionnelle pouvoir d’achat est reconduit par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Cette prime exceptionnelle, exonérée de l’ensemble des cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite de 1000 € par bénéficiaire, concerne les salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 3 Smic.

En 2020, le régime fiscal et social de ce dispositif est toutefois conditionné à l’existence ou à la mise en place d’un accord d’intéressement au sein de l’entreprise à la date de versement de la prime.

La prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Revalorisation du Smic

Au 1er janvier 2020, le Smic sera revalorisé de 1,2 % pour atteindre 10,15 € par heure (contre 10,03 € par heure depuis le 1er janvier 2019), soit 1539,42 € par mois sur la base de la durée légale du travail de 35 heures de travail hebdomadaire. La revalorisation annuelle du Smic est liée à l’évolution de l’inflation et des salaires pour les ménages les plus modestes.

La revalorisation du Smic

Réindexation sur l’inflation des pensions des retraités les plus modestes

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 prévoit de réindexer les pensions des retraités les plus modestes sur l’inflation. Cette mesure concerne les retraités dont les retraites brutes globales n’excèdent pas 2000 € par mois. La revalorisation des pensions de base interviendra dès le 1er janvier 2020 sur le niveau d’inflation pour les retraités percevant moins de 2000 € bruts par mois et à hauteur de 0,3 % pour les retraités dont les revenus sont supérieurs à ce seuil.

Revalorisation du minimum vieillesse

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 poursuit le renforcement du soutien aux plus fragiles. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) fera l’objet d’une revalorisation au 1er janvier 2020 portant le montant de l’ASPA à plus de 900 € pour une personne seule contre 868,20 € en 2019.

Le minimum vieillesse (ASPA)

Transformation du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime

La loi de finances pour 2020 confirme la transformation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en prime forfaitaire davantage ciblée sur la performance énergétique et les ménages les plus modestes. La transformation intégrale du CITE en prime va s’effectuer en 2 temps, en 2020 et 2021 pour assurer la mise en œuvre de cette réforme dans les meilleures conditions possibles.

La distribution de la nouvelle prime sera confiée à l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

La transformation du CITE en prime

Baisse des tarifs réglementés du gaz

Dès le 1er janvier 2020, suite à une délibération de la Commission de régulation de l’énergie, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont diminuer de 0,9 %.

Les tarifs réglementés du gaz pour janvier 2020

Interdiction de certains additifs alimentaires

À compter du 1er janvier 2020, suite à un arrêté conjoint des ministres de l’Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) sera interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif alimentaire est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces.

Les additifs alimentaires

Réduction de la durée des soldes

La loi PACTE modifie la durée des soldes dès le 1er janvier 2020. Les périodes de soldes sont réduites de 6 à 4 semaines. Les soldes d’hiver 2020 débuteront donc le 8 janvier 2020 et se termineront le 4 février 2020.

Les dates des soldes d’hiver 2020

Hausse du prix du timbre

À partir du 1er janvier 2020, le timbre vert augmentera à 97 centimes. Le timbre rouge augmentera, lui, de 11 centimes passant de 1,05 € à 1,16 €.

Calcul taux alcoolémie homme et femme

Pour un homme:

Taux pour homme = (V * t * 0,8) / (0,7 * m)

où :
V est le volume de boisson ingérée en ml,
t est le degré d’alcool en pourcentage, un verre de vin à 12°=12%,
0,8 est la densité de l’alcool (l’éthanol), c’est une constante,
0,7 est le coefficient de diffusion pour un homme,
m la masse de la personne en kg.

Le taux d’alcoolémie diminue d’environ 0,10g/L à 0,15g/L par heure.

ATTENTION: le taux d’alcoolémie devient maximum une demie heure après l’ingestion si vous êtes à jeun et 1h pour un repas.

Pour une femme:

Taux pour homme = (V * t * 0,8) / (0,6 * m)

où :
– V est le volume de boisson ingérée en ml,
– t est le degré d’alcool en pourcentage, un verre de vin à 12°=12%,
– 0,8 est la densité de l’alcool (l’éthanol), c’est une constante,
– 0,6 est le coefficient de diffusion pour une femme,
– m la masse de la personne en kg.

Le taux d’alcoolémie diminue d’environ 0,09g/L à 0,10g/L par heure.

ATTENTION: le taux d’alcoolémie devient maximum une heure après l’ingestion si vous êtes à jeun et 1h 30mn pour un repas.

 

Coquelourde des jardin – Lychnis coronaria

Botanique

Nom latin  : Lychnis coronaria
Famille  : Caryophyllacées
Origine  : Europe méridionale, Asie occidentale
Période de floraison : de juillet jusqu’à l’automne
Couleur des fleurs  :  pourpre, blanche
Type de plante : plante ornementale
Type de végétation : vivace à vie brève, bisannuelle
Type de feuillage  : persistant
Hauteur : 60 cm

Planter et cultiver

Rusticité  : très rustique, -29°C
Exposition  :  ensoleillée à ombre partielle
Type de sol : pauvre et caillouteux, mais tolérant
Acidité du sol  : neutre à basique
Humidité du sol  : normal à sec
Utilisation : massif, bouquet, terrains difficiles
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : semis

Généralités

Lychnis coronaria, la coquelourde des jardins, est une plante bisannuelle, ou vivace à vie brève de la famille des Caryophyllacées. Le genre Lychnis est proche des Silena, les silènes, la frontière entre ces deux genre étant parfois controversée.

Originaire de d’Europe, la coquelourde des jardins est une plante cultivée depuis des générations, offrant au jardinier une plante facile de culture et très belle, capable de s’implanter dans les sols les plus difficiles. Lychnis coronariaapporte un beau feuillage feutré gris pâle qui met admirablement en valeur sa floraison durable.

Description de la coquelourde des jardins

Lychnis coronaria est une plante de cycle bisannuelle. La première année, elle forme une rosette basale de 15 cm de hauteur, formée de nombreuse feuilles lancéolée, feutrées de gris-blanc. De plus, ce feuillage très décoratif est persistant en hiver. La seconde année, la coquelourde des jardins émet ses hampes florales raides en été et produit un large racème aux fleurs rondes et veloutées, plates et bien espacées, de couleurs pourpre pour la forme de base, couleur remarquablement mise en valeur par le feuillage blanchâtre. Les fleurs éclosent durant les mois d’été. Une fois fécondées par les insectes, les fleurs produisent une multitude de petites graines, qui s’éparpillent alentour dès que l’on effleure les tiges.

La forme blanche est très lumineuse, et tend à éclaircir encore l’effet du feuillage.

Culture de la coquelourde du jardin

Lychnis coronaria est une plante très facile de culture, idéale pour fleurir les coins de terre les plus incultes. Tolérant sur le type de sol, tant que celui-ci n’est pas trop acide, la coquelourde supporte un sol pauvre, sec, une situation très chaude et ensoleillée. Ce qui ne l’empêche pas de réussir en jardin plus riche et en ombre légère.

Pour implanter la coquelourde dans son jardin, rien ne vaut le semis. Mais la plante, notamment pour des variétés, peut-être transplantée au début du printemps et à la fin de l’été entre sa première et sa deuxième année. Une plante transplantée au moment de sa floraison, mourra aussitôt après la fin de la floraison. Cela peut être utile si vous désirez une variété particulière : il faut alors laisser venir les graines à maturité, et les ensemencer pour la pérenniser.

Comment semer la coquelourde ?

Semis surveillé. Pour des semis surveillés, Lychnis coronaria est semé en caissette en mai-juin. La germination se fait en moins de 2 semaines à 20°C. Les jeunes plantes sont repiquées au jardin en septembre, ou en mars.

Semis direct. La plante se multiplie très bien par semis direct, technique qui donne un meilleur résultat sur des zones sèches et incultes. Les graines se ressèment d’ailleurs abondamment par elles-mêmes si les conditions sont favorables. Une plante issue d’un semis directe est capable de survivre et de refleurir la troisième année. Il faut alors couper les hampes florales à l’automne.

Pour certain, la coquelourde des jardins semblera se ressemer trop abondamment. Les plantes en surplus, jeunes ou plus fortes s’arrachent très facilement en tirant dessus à la main. On peut toujours limiter l’ensemencement en coupant les hampes avant la maturité des graines. Cette propension à coloniser chaque recoin inculte la rend cependant précieuse, et donne une impression de naturel très agréable.

Espèces et variétés de Lychnis

15 à 20 espèces dans ce genre
Lychnis chalcedonica, la croix de Jérusalem
Lychnis alpina, espèce des Alpes de 15 cm de haut
Lychnis flos-cuculii, la silène à fleur de coucou
Lychnis coronaria ‘Alba’ aux fleurs blanc pur
Lychnis coronaria ’Oculata’ et ‘Angel Blush’ montrent des fleurs blanches maculées de rose pâle
Lychnis coronaria ‘Artropurpurea’ sont plus rouges
Lychnis coronaria ‘Hutchinson’s cream’, fleurs blanches sur feuillage panaché de crème

Aussi sur : http://nature.jardin.free.fr/vivace/ft_coquelourde.html

Conférence sur la multiplication des rosiers par Norbert Legros, résumé perso

Jusqu’au XVIIème siècle, il y avait au monde entre 7 à 17 rosiers différents seulement
Rosa Alba
Rosa Gallica
Rosa Provin (rosier officinal utilisé par les apothicaires)
Rosa Damascena (remontante)
Rosa Moschata (très parfumée tardive)

Sous l’Empire, Joséphine a donné l’intention et l’impulsion de la culture des roses
Elle a travaillé avec André Dupont, postier et collectionneur de roses
A la Malmaison il y eut ainsi environ 250 rosiers différents
Il y eut des inventaires de fait mais pas sur les rosiers donc nous n’en savons pas plus

– 1814 mort de Joséphine
– 1820 l’on répertoire alors 1700 rosiers différents dans le monde, se sont principalement des rosiers remontant sous forme d’hybridation entre la rose Gallica et les roses chinoises. Les roses de Thé remontantes.
– 1906 environ 11000 roses dont 10000 sont françaises (182 obtenteurs dans le monde dont 132 français)
– Aujourd’hui on peut considérer que nous avons entre 45 à 55000 roses différentes (avec ou sans certificat d’obtention végétal)

** BOUTURAGE **
AVRIL
– tiges herbacées faire bouture à la chaleur mais en gardant le pied humide
MAI à DECEMBRE
– sur tige de l’année de préférence avec Talon, en bouturage classique
Peut se faire en plein soleil en pleine terre

On peut aussi faire du bouturage de racines en laissant affleurer des racines en terre.

** GREFFE **
Porte greffe : églantier ou
ROSA CANINA (PH5 à 9) supporte la sécheresse et vivent assez longtemps
ROSA MULTIFLORA (sans épines pour culture en pots)

– Greffon : prendre un oeil au milieu car l’oeil sous une fleur sera florifère mais pas vigoureux et l’oeil en bas sera vigoureux mais peu florifère.

On peut mettre deux yeux par porte greffe pour une meilleure chance de réussite.

Au bout de 3 semaines on sait si cela a pris, donc soit c’est bon soit c’est raté, alors il faut couper le rafia car risque de trop serrer.

Si greffe en septembre (à oeil dormant) , en janvier on peut rabattre le porte greffe.
Pour déjà préformer le buisson on peut pincer lorsqu’on arrive à 4 feuilles

** HYBRIDATION **
La mère donne la tige et le feuillage
Le père donne la beauté de la rose
La couleur est donnée par les deux

ROSE MERE : enlever pétales et étamines mettre un petit sac en papier dessus
ROSE PERE : récupérer le pollen sur les étamines

Le lendemain enlever le sac plastique, le pistil est doit être un peu collant, saupoudrer alors avec le pollen des étamines du père

Mettre une étiquette, il n’est pas nécessaire de remettre le sac car la plante a tendance à privilégier la fécondation par un pollen externe.

L’hybridation se fait par temps sec avant le 15 juillet pour donner le temps au fruit de se développer et nous donner les graines

Ensuite récupérer les cynorhodons (en octobre souvent) mettre les graines au frigos 1 à 2 mois puis semer en janvier au froid dans une terre légère sableuse, levée en général début février.

 

Voilà pour le résumé de la conférence de Norbert Legros du 13 mars 2019 à Avranches.

Site : Fleurs et Jardins du Coutançais

Le thé pour mesurer l’activité biologique d’un sol

1. Prenez un sachet de thé vert Lipton (EAN 87 10908 90359 5 ou EAN 87 22700 05552 5)
2. Prenez un sachet de thé Rooibos Lipton (EAN 87 22700 18843 8)
3. (optionnel) Peser le sachet de thé. Utiliser pour cela une balance de précision à deux chiffres (précision 0.01 g), i possible trois (précision 0.001g)
Conseil:
a) Ce type de balance de précision peut se trouver facilement dans les pharmacies, chez les bijoutiers ou dans des magasins online.
b) Marquez clairement le nom/numéro du sachet de thé avec un marqueur noir indélébile sur le côté blanc de l’étiquette. Ecrire gros et lisiblement pour pouvoir aisément identifier le sachet à la fin de la période d’incubation dans le sol.
4. Trouver un site approprié (hors de votre jardin)
Conseil: a) Cette méthode permet de tester l’effet de différentes variables environnementales. Vous pouvez donc monter une expérience par vous-même. Par exemple, enterrez un set de sachet de thé dans un sol très humide et un autre dans un sol très sec. Ou comparez les sols de foret, prairie et champ. b) Nous vous recommandons d’enterrer entre trois sachets à chaque site afin de pouvoir obtenir des résultats plus précis et évaluables statistiquement.
5. Enterrez les deux sachets (vert et rooibos) dans des trous séparés de 8 cm de profond, distant de 15 cm l’un de l’autre.
Gardez les étiquettes bien visibles au-dessus du sol. Conseil: a) Marquez le site avec un bâton pour pouvoir retrouver les sachets plus facilement. Si vous enterrez les sachets au printemps tenez en compte que les plantes peuvent recouvrir le site en grandissant. b) Prenez notes de la date, des numéros des sachets enterrés, de l’ombre (1-5, de aucune ombre a ombre complète), impact humain (1-5, sans impact à complètement influencé par l’homme), la végétation ainsi que les autres paramètres du site auxquelles vous avez accès. c) Notez dans votre agenda ou téléphone un rappel du jour ou vous devez rechercher les sachets. Les sachets doivent être déterré après environ 90 jours. Conseil: a) Le temps d’incubation n’a pas besoin d’être exactement 3 mois et peut être plus court dans des climats tropicaux (par exemple 60 jours). Il est par contre impératif que vous notiez exactement le jour auquel vous avez déterré les sachets ainsi que le temps d’incubation dans le sol. 6. Enlevez les particules de soil qui adhèrent aux sachets. Sechez les sachets. Conseil: a) Utilisez un four pendant 48h à 70°C (pas plus chaud!). b) Ou placez les sachets au-dessus du radiateur ou dans en endroit ensoleillé et sec pour 3-4 jours. c) N’utilisez pas d’eau pour enlever les particules de sol, laver les sacs peut fausser les résultats en enlevant du matériel organique des sachets. 7. Ouvrez le sac, retirez le thé du sac. Faites attention de ne pas perdre de matière. 8. Peser le thé (En utilisant une balance de précision de 0.01 ou 0.001 g). 9. Uploadez vos données
http://teatime4science.org/data/submit-one-data-point/.

Contact
tbi@decolab.org | www.teatime4science.org

URSSAF nouveautés 2018

Les changements concernant la CSG, les cotisations allocations familiales, maladie et CFP

Augmentation de la CSG

Le taux de la CSG applicable aux revenus d’activité des travailleurs indépendants augmente de 1,70 point au 1er janvier 2018, passant de 7,50 % à 9,20 %.

En contrepartie, le taux de la cotisation d’allocations familiales est revu à la baisse et la réduction dégressive du taux de la cotisation d’assurance maladie-maternité est renforcée pour les travailleurs indépendants.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Pour les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, les cotisations maladie et famille sont partiellement prises en charge par l’assurance maladie. Il est donc prévu que les cotisations d’assurance vieillesse soient également prises en charge partiellement. La mise en place de cette mesure est subordonnée à la signature de  nouvelles conventions  avec les organisations syndicales des praticiens et auxiliaires médicaux.

Réduction du taux de la cotisation allocations familiales

Actuellement, le taux de la cotisation allocations familiales des travailleurs indépendants varie en fonction du revenu annuel des travailleurs indépendants :

  • pour les revenus inférieurs à 43 151 € en 2017 (soit 110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 2,15 % ;
  • pour les revenus compris entre 43 151 € et 54 919 € en 2017 (soit 110 % et 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux augmente progressivement entre 2,15 % et 5,25 % ;
  • pour les revenus supérieurs à 54 919 € en 2017 (soit 140 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), le taux est fixé à 5,25 %.

Le nouveau dispositif prévoit que les travailleurs indépendants dont les revenus sont inférieurs à un seuil fixé par décret bénéficient d’une réduction pouvant atteindre 5,25 point du taux de leurs cotisations d’allocations familiales. La cotisation d’allocations familiales serait donc totalement exonérée dans certains cas.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette réduction ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction dégressive du taux de la cotisation maladie maternité.

Renforcement de la réduction dégressive de la cotisation d’assurance maladie-maternité

Les travailleurs indépendants sont redevables d’une cotisation maladie-maternité de base au taux de 6,50 % et proportionnelle à leurs revenus d’activité.

Depuis le 1er janvier 2017, cette cotisation fait l’objet d’une réduction dégressive dans la limite de 3,5 points pour les travailleurs indépendants ayant un revenu d’activité inférieur à 27 459 en 2017 (70 % du plafond annuel de la Sécurité sociale), soit un taux de cotisation de 3 %.

La limite de la réduction dégressive de la cotisation maladie maternité serait portée de 3,5 à 5 points soit un taux de cotisation à 1,50 % en fonction des revenus.

Ces mesures seront appliquées à partir de la déclaration des revenus 2017 dès avril 2018.

Cette mesure ne peut être cumulée avec aucun autre dispositif de réduction ou d’abattement, à l’exception de l’exonération Accre et de la réduction du taux d’allocations familiales.

CFP : Un double appel de la contribution en 2018

La contribution à la formation professionnelle (CFP) devient exigible en novembre de l’année de référence en lieu et place du mois de février de l’année suivante. Ainsi pour cette année transitoire, en complément de la contribution à la formation professionnelle 2017 appelée comme habituellement en février 2018, la contribution due au titre de l’année 2018 est ajoutée à l’échéance de novembre 2018.

Par ailleurs, la CFP des artisans, jusqu’à présent appelée par les centres des impôts, sera appelée par les Urssaf à compter de novembre 2018.

OPC UA : LA NORME D’INTER-OPÉRABILITÉ POUR L’INDUSTRIE DU FUTUR

Source : http://www.smart-industries.fr/fr/mag/11-novembre-2016/opc-ua-la-norme-inter-operabilite-pour-industrie-du-futur

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles… Explications.

L’un des principaux objectifs de l’Industrie de Futur est de moderniser l’outil industriel grâce aux technologies numériques. Les technologies d’automatisation jouent un rôle clé dans la mise en place d’usines dites « intelligentes » pour rendre la production plus flexible. Cette nouvelle flexibilité implique une totale interopérabilité au sein de l’usine, et donc une communication homogène pour le système d’information et l’outil de production.

OPC UA est une norme d’interopérabilité (IEC62541) développée par la Fondation OPC qui spécifie l’échange d’informations pour les communications industrielles. OPC UA permet le transport sécurisé de données simples ou complexes depuis des capteurs jusqu’aux systèmes de contrôle avancés, qu’ils soient locaux ou déportés.

Totalement ouvert, OPC UA est indépendant des fabricants de composants, du langage de programmation ou du système d’exploitation, et peut être utilisé sur toute les plateformes matérielles. OPC UA intègre de base des mécanismes de sécurité comme le contrôle d’accès, l’authentification et le cryptage.

Avec OPC UA, toutes les données du processus de production sont échangées de manière uniforme, aussi bien à l’intérieur d’une machine qu’entre machines, ou encore entre une machine et une application sur le cloud. OPC UA établit un pont entre le monde de l’IT et celui de la production.

Flexible et complètement indépendant, OPC UA est considéré comme la norme d’interopérabilité idéale pour la mise en œuvre de l’Industrie 4.0 et de l’Internet des objets industriels (IIoT).

Une relation client/serveur contractualisée

La relation entre client OPC UA et serveur OPC UA correspond à un contrat de service passé entre des composants logiciels. Ce contrat de service est défini par la fondation OPC. Il est l’objet de la spécification OPC UA : IEC62541, et le garant de l’interopérabilité.

La « plomberie »

La « plomberie » permet de distribuer un flux d’informations depuis un serveur vers un client. Ce dernier peut contacter simultanément plusieurs serveurs et un serveur peut être contacté par plusieurs clients en parallèle. La technologie OPC fonctionne par invocation de services. Le client invoque les services qui sont mis à sa disposition par le serveur. La spécification OPC UA définit une liste de 37 services. Ces services seront implémentés selon le profil du serveur OPC UA et du client OPC UA. Les services de base correspondent au profil « core » que doivent implémenter tous les serveurs OPC UA. Autour du profil de base « core »  sont construits par agrégation des profils fonctionnels plus complexes (« nano », « micro », « embedded », « standard », etc), chaque profil englobant intégralement le précédent.

Les éléments constitutifs d’une relation OPC UA

La connexion entre un client et un serveur n’est pas directe. Elle s’établit au travers d’un élément logiciel appelé stack OPC UA. Nous dirons que 3 composants sont mis en œuvre lors d’une connexion OPC UA : un client, un serveur et une stack. Le client invoque un service OPC UA, la stack transforme cet appel en une séquence d’octets  conformes au protocole OPC UA (on parle d’encodage), et le serveur exécute le service demandé par le client.

La modélisation

OPC UA est une technologie orientée objet basée sur des modèles. Un modèle de modèle ou méta-modèle est utilisé pour représenter les objets OPC UA. Le méta-modèle OPC UA est décrit dans la partie 3 de la spécification OPC UA (IEC 62541). On y retrouve des règles sémantiques et des objets permettant de fabriquer de nouveaux modèles. La modélisation consiste donc à utiliser le méta-modèle OPC UA pour créer des modèles.

Les spécifications complémentaires

Les modèles font l’objet de spécifications applicatives. Elles sont aussi appelées spécifications complémentaires ou « Companion Specification ». Elles permettent de représenter un savoir-faire métier en utilisant le méta-modèle OPC UA. Les modèles sont créés par les experts métier et non pas directement par la Fondation OPC.

Les spécifications complémentaires les plus célèbres sont les premières à avoir été publiées et normalisées par l’IEC. Il s’agit des parties 8 (Data Access), 9 (Alarm & Condition), 10 (Program) et 11 (Historical Access), conçues pour les systèmes automatisés.

D’autres spécifications complémentaires plus spécialisées ont été réalisées lors de collaborations avec des organisations de standardisation internationales. En font partie ADI (Analyzer Device Integration), le modèle d’information pour les spectromètres, PLCOpen (IEC61131-3), la norme relative à la programmation des automatismes, ISA S95 (IEC 62264), la norme définissant un modèle abstrait de l’entreprise, AutomationML, le modèle basé sur XML de représentation des données des procédés de fabrication,  AutoID, la méthode d’identification automatique des objets. D’autres spécifications en lien avec BACnet (Bâtiment intelligent), IEC61850 et IEC 61970 (SmartGrid) sont en cours de
définition.

Démultiplication de l’expertise de l’entreprise

Mais les possibilités de modélisation ne s’arrêtent pas aux normes. Elles s’adressent aussi aux modèles propriétaires réalisés pour un secteur d’activité très vertical. Il est ainsi possible de reprendre tous les modèles existants au sein d’une entreprise, sachant que ces modèles reflètent son savoir-faire et sont souvent le résultat de plusieurs dizaines d’années expérience.

Un maître mot dans la Fondation OPC : Collaboration

La collaboration avec les experts d’autres organisations est la clé du succès d’OPC UA. Cette collaboration permet d’établir des ponts avec d’autres secteurs d’activités en apportant toute la puissante, la flexibilité, la sécurité et la robustesse d’OPC UA.

TSN : le turbo pour OPC UA ?

La complexité des tâches d’automatisation industrielle ne cesse de croître, ce qui entraîne le développement de concepts de contrôle distribué. Connectés via un réseau Ethernet industriel, les équipements périphériques sont de plus en plus dotés d’une intelligence propre. Les technologies d’automatisation gagnent ainsi en flexibilité et modularité, d’où une meilleure adéquation avec les besoins de l’utilisateur.

Il n’est pas rare aujourd’hui que des modules de machine soient dotés de leurs propres contrôleurs et assemblés pour former une machine complète et unique. OPC UA assure que les contrôleurs provenant de différents fabricants peuvent être coordonnées facilement au sein d’un seul et même système. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de process complexes avec des exigences de temps réel déterministe, TCP/IP atteint ses limites. OPC UA basé sur Time Sensitive Networking (TSN) pourrait bien changer la donne… En effet, de nombreux fabricants d’automatismes et de robots ont uni leurs forces pour doter OPC UA de capacités temps réel déterministe avec TSN(1).

OPC UA TSN est la solution parfaite pour toutes les applications d’automatisation au niveau de l’usine, autrement dit au-dessus du niveau des machines et avec des exigences de temps réel moins strictes. En font partie la synchronisation de ligne, les tâches de contrôle simples, ou encore le pilotage de convoyeurs. Toutes ces tâches requièrent des temps de cycle de 2 à 10 millisecondes et une gigue de quelques centaines de microsecondes. Le temps réel dur, qui concerne principalement les servo-variateurs et les connexions capteurs inférieures à la milliseconde, restera le domaine réservé des protocoles Ethernet industriels temps réel déterministes comme Powerlink ou Profinet-irt.

Dans les années à venir, l’extension d’OPC UA à l’automatisation des lignes aura de profondes répercussions sur la structure des machines et des installations industrielles.

Pub/Sub

Avec le modèle client/serveur, une architecture comportant un grand nombre de nœuds génère un trafic important, ce qui peut avoir une incidence sur les performances du système. Le modèle Publish/Subscribe, en revanche, permet les communications « one-to-many » et « many-to-many » en optimisant les performances et le flux de communication. Un serveur envoie ses données au réseau (publish) et chaque client peut recevoir ces données (subscribe). Ceci élimine le besoin de maintenir une connexion permanente, fortement consommatrice en ressources, entre client et serveur.

Le modèle de communication Pub/Sub est particulièrement adapté à l’Internet Industriel des Objets (IIoT). Dans ce type d’architecture, des producteurs de données, les Publishers, vont pousser de l’information vers un système intermédiaire appelé « broker ».  A son tour le broker redistribuera l’information aux systèmes qui  ont besoin de la consommer, les Subscribers. L’intérêt majeur du « broker » repose sur la notification en temps réel de la publication de nouvelles données, sans devoir constamment interroger un serveur.

La fondation OPC a retenu deux technologies Pub/Sub  mettant en œuvre un broker : AMQP, intégré au  cloud Azure de Microsoft  et à OpenStack, et MQTT, utilisé par Amazon Web Services.

Les cas d’utilisation de la technologie Pub/Sub sont nombreux, allant des bornes de charges des véhicules électriques à la maintenance les distributeurs de boissons. Pub/Sub concerne par exemple tous les objets qui peuvent avoir à communiquer de manière ponctuelle (messages de maintenance, notification d’état…) avec un système de supervision distant.

Cybersécurité

OPC UA est utilisé dans une grande diversité d’environnements opérationnels, souvent au sein d’architectures réseaux étendues et ouvertes. Pour cette raison, la sécurité a été l’exigence principale dans le développement de cette norme, et celle-ci  est complétement intégrée au protocole.

En s’appuyant sur ses nombreuses années d’expérience dans la sécurité des systèmes d’information, la fondation OPC a intégré les mesures de sécurité permettant de faire face aux menaces qui pèsent sur les systèmes industriels :

  •  Authentification et autorisation des applications et des utilisateurs
  •  Confidentialité des informations assurée par le cryptage des messages
  •  Contrôles d’intégrité des messages évitant la manipulation de leur contenu
  •  Auditabilité permettant de tracer les actions effectuées

OPC UA permet une communication sécurisée sur des architectures ouvertes

Ces mesures assurent une parfaite protection du canal de communication (SecureChannel) et offrent toutes les fonctionnalités nécessaires pour assurer la sécurité applicative (UserTokenIdentity). Différents niveaux de sécurité peuvent être sélectionnés selon les exigences de l’application concernée.

Recommandé dans les architectures de référence

Dans son modèle d’architecture de référence (RAMI4.0), la plateforme allemande Industrie 4.0 recommande l’utilisation d’OPC UA pour l’implémentation au niveau de la couche « communication ».

En France, la fondation OPC travaille étroitement avec le groupe de travail normalisation de l’Alliance pour l’Industrie du Futur dans la définition de son modèle de référence, dont les premières recommandations sont attendues d’ici la fin de l’année.

Outre-Atlantique, OPC UA est également au cœur de l’Industrial Internet of Things (IIoT). Les sociétés B&R, Bosch Rexroth, Cisco, GE, Intel, KUKA, Schneider Electric, National Instruments et TTTech annoncent leur collaboration pour vérifier l’inter-
opérabilité des composants de différents fabricants dans des réseaux OPC UA TSN, dans le cadre du « Time Sensitive Networking Testbed » de l’Industrial Internet Consortium (IIC).

 

Par Michel Condemine, représentant technique de la Fondation OPC en France et auteur d’OpenOpcUa et Stéphane Potier, représentant Marketing de la Fondation OPC en France et directeur Marketing France chez B&R Automation.

Comment effectuer une recherche par mots clefs dans Gmail

Dans le champ de saisie de recherche de Gmail, les termes recherchés peuvent être combinés et les règles suivantes s’appliquent:

  • «  » recherche la phrase entre guillemets, majuscules ou minuscules ne sont pas significatives
  • + recherche le terme exact
  • OR recherche avec au moins l’un des termes ou expression
  • recherche qui ne contient pas un terme ou une expression
  • ( ) regroupement de termes ou expression

Les mots clefs suivants sont reconnus:

  • subject: recherche dans le sujet du message, exemple: subject:Bisquine recherche Bisquine dans tous les sujets de vos messages.
  • from: recherche le nom et l’adresse de l’expéditeur
  • to: recherche le nom et l’adresse du destinataire
  • cc: recherche dans le champ cc
  • bcc: recherche dans le champ bcc
  • label: recherche les messages que vous avez classé sous un label spécifique
  • has:userlabels recherche les messages qui n’ont pas les labels définis par défaut par Gmail comme trash, inbox, spam
  • has:nouserlabels recherche les messages ayant comme label un label par défaut de Gmail
  • is:starred recherche les messages suivis
  • is:read recherche les messages lus
  • is:unread recherche les messages non lus
  • is:important recherche les messages importants
  • has:attachement recherche les messages avec pièces jointes
  • filename: recherche les messages avec un nom de fichier joint spécifique, exemples : filename:photo.zip, filename:.zip
  • is:buzz recherche le smessages des post de type Buzz de Google
  • is:chats recherche les messages de chat
  • in: recherche les messages d’un dossier particulier, exemple in:trash, in:draft… (équivalent à label pour les dossiers utilisateurs)
  • after: recherche les messages émis ou reçus après une date donnée, exemple: after:2017/12/31 pour les messages après le 31 décembre 2017
  • before: recherche les messages émis ou reçus avant une date donnée
  • larger: recherche les messages dont la taille dépasse la taille indiquée, exemple larger:120k, larger:2m
  • size: idem à larger:
  • smaller: recherche les messages dont la taille est inférieure à la taille indiquée
  • deliveredto: recherche dans le champ Delivered-to
  • has:yellow-star recherche les messages marqués d’une étoile jaune
  • has:blue-star recherche les messages marqués d’une étoile bleue
  • has:orange-star recherche les messages marqués d’une étoile orange
  • has:red-star recherche les messages marqués d’une étoile rouge
  • has:purple-star recherche les messages marqués d’une étoile violette
  • has:green-star recherche les messages marqués d’une étoile verte
  • has:blue-check recherche les messages marqués d’une coche verte
  • has:red-bang recherche les messages marqués d’un point d’exclamation rouge
  • has:yellow-bang recherche les messages marqués d’un point d’exclamation jaune
  • has:blue-info recherche les messages marqués d’uni bleu
  • has:purple-question recherche les messages marqués d’un point d’interrogation violet
  • has:orange-guillemet recherche les messages marqués de guillemets oranges

Extraire automatiquement les musiques d’un CD audio avec Windows 10

– lancer Lecteur Windows Media à partir du menu démarrer
– Appuyez sur al touche Alt pour obtenir la barre de menu
– Sélectionner Outils->Options…
– Cliquez sur l’onglet Extraire de la musique
– Dans la zone Paramètres d’extraction sélectionnez MP3
– Cochez la case Extraire automatiquement le contenu du CD
– Cochez la case Éjecter le CD après l’extraction
– sélectionnez une qualité de son maximale de 320 Kbits/s
– Insérez le CD dans votre PC
Résultat : les chansons du CD sont automatiquement ajoutées dans votre bibliothèque et vous trouverez les fichiers dans le dossier Musique

Janvier 2018 nouveautés

Nouvelles obligations vaccinales

L’extension de trois à onze du nombre de vaccins obligatoires s’appliquera pour les jeunes enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins.

Hausse de deux euros du forfait hospitalier

C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie.

Cette augmentation – qui doit permettre un gain pour les hôpitaux de 200 millions d’euros – est « équivalente » à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a expliqué le gouvernement, Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent.

Big-bang des amendes de stationnement

Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au « forfait post-stationnement » (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. Et gare aux mauvaises surprises : « oublier » de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris.

Flambée des tarifs réglementés du gaz

Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier, du fait notamment de la hausse d’une taxe.

Hausse de la fiscalité des carburants

Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018, la taxation du diesel et de l’essence vont progresser à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence d’ici 2021.

Généralisation du « chèque énergie »

C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilé par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son «plan climat» : à partir du 1er janvier, « le chèque énergie », expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes.

Une nouvelle prime à la casse automobile

Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la « prime à la reconversion ». A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018.

Plan de mobilité dans les entreprises

A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un « plan de mobilité » (PDE) « pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage ».

Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur « la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…) » ou « lencouragement à l’utilisation des transports publics » ou encore « laménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise… » détaille l’ADEME sur son site.

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales

Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure.

Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie.

Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l’ensemble des Français.

Généralisation du bulletin de paie simplifié

L’expérimentation a été probante :après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés « satisfaits » du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier.

Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment « les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage » et « fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires », précise le site service-public-pro.fr

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne

A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations…

Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis.

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants

C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité).

Deux nouveaux diagnostics pour les locations

Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC).

Une (légère) baisse du prix du tabac

Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d’ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement.

« Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué.