La greffe en couronne par Rustica

Quand et comment greffer un arbre en couronne en plusieurs étapes

Quand et comment greffer un arbre en couronne en plusieurs étapes

La hauteur de greffage est en fonction de la forme fruitière souhaitée (sur un vieux gobelet, greffer les charpentières à 15 cm au-dessus de leur naissance).
Le meilleur moment pour greffer un arbre fruitier est juste le début de la floraison, au printemps. La sève est présente, l’écorce se soulève et se détache aisément du bois.

Comment préparer le porte-greffe sur la plante ?

Comment préparer le porte-greffe sur la plante ?
  • Scier le tronc du porte-greffe à la hauteur désirée.

Quelle méthode pour faire une greffe végétale propre ?

Quelle méthode pour faire une greffe végétale propre ?
  • Rafraîchir la coupe avec le couteau à greffer.

Comment fendre le tronc d’un arbre fruitier en vue d’une greffe ?

Comment fendre le tronc d'un arbre fruitier en vue d'une greffe ?
  • Fendre l’écorce longitudinalement sur 2 cm à 1 ou 3 endroits suivant le diamètre du tronc du porte-greffe.

Comment préparer les greffons ?

Comment préparer les greffons ?
  • Prélever une branche sur la variété à greffer.
  • Tailler à deux, trois yeux.

Où tailler une greffe ?

Où tailler une greffe ?
  • Réaliser une coupe en biseau sous le premier œil.

Quelle technique utiliser pour tailler la greffe ?

Quelle technique utiliser pour tailler la greffe ?
  • Pour obtenir un biseau bien plat, tailler le greffon d’un coup net et précis avec le greffoir, le contact contre l’aubier doit être parfait.

Comment installer chaque greffon de la couronne ?

Comment installer chaque greffon de la couronne ?
  • Glisser très délicatement le greffon taillé en biseau plat sous écorce contre l’aubier.

Maintenir le contact entre les greffons et le porte-greffe

Maintenir le contact entre les greffons et le porte-greffe
  • S’assurer que les tissus du greffon et du porte-greffe soient bien en contact, l’un contre l’autre.

Installer plusieurs greffes

Installer plusieurs greffes
  • Réaliser le même type de greffe autour du porte-greffe (ici 3 greffons ont été installés).

Comment assurer et protéger la greffe ?

Comment assurer et protéger la greffe ?
  • Pour maintenir les greffons en place, ligaturer la couronne de greffe avec du raphia.

Mastiquer les coupes

Mastiquer les coupes
  • Mastiquer toutes les coupes, y compris celle au dessus de chaque greffon.

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et pour faire du diagnostic, c’est ici

Tradescantia pallida

Tradescantia pallida : culture de la misère pourpre

Misère pourpre - Tradescantia pallida

La misère pourpre est une vivace à feuilles persistantes cultivée comme plante d’intérieur pour son étonnant feuillage violet.

Nom : Tradescantia pallida
Famille : Commélinacées
Type : Plante d’intérieur

Hauteur : 20 à 35 cm
Exposition : Lumineuse
Sol : Sec

Feuillage : Persistant – Floraison : printemps

Description de la misère pourpre

La misère pourpre Tradescantia pallida est une herbacée vivace à croissance basse. Elle est à peine rustique, ne supportant guère les faibles gelées que quelques jours.

Des feuilles pourpres foncées en forme de lance jusqu’à 15-20 cm de long sont produites alternativement sur des tiges charnues. Les feuilles charnues sont couvertes de poils pâles et forment une gaine autour de la tige. Les tiges sont assez fragiles et se cassent facilement si elles sont touchées trop fort.

Du milieu de l’été à l’automne, et sporadiquement à d’autres moments, des fleurs roses ou violet pâle relativement discrètes avec des étamines jaune vif égayent les extrémités des tiges. Ces fleurs de 1,5-2 cm de large ont trois pétales, typiques des misères.

Utilisation en intérieur et extérieur

La misère pourpre est à considérer comme une plante d’intérieur dans les climats plus froids. En revanche, Tradescantia pallida se cultive facilement comme plante annuelle dans les régions chaudes.

Misère pourpre en pot - Tradescantia pallida interieur

Dans les régions plus froides, elle mourra au sol en hiver, mais repousse des racines au printemps. Les plantes atteignent environ 30 cm de haut mais peuvent s’étendre beaucoup plus en surface. Ainsi, elle peut jouer un rôle de couvre-sol.

La misère pourpre peut être utilisée comme couvre-sol, en cascade dans des paniers, dans des conteneurs mixtes ou comme plante d’intérieur. Dehors, elle est mieux utilisée en masse pour les plantations en terre et se répandra relativement rapidement.

Culture et entretien de la misère pourpre

  • En intérieur, cultivez la misère pourpre à la lumière et en plein soleil en extérieur pour un meilleur développement des couleurs. Les plantes poussant à l’ombre tendent plus vers le vert que le violet.
  • Pincez les plantes pour favoriser une croissance plus compacte.
  • Les plantes sont tolérantes à la sécheresse et prospèrent par simple négligence, mais tolèrent également un arrosage fréquent.
  • Fertilisez mensuellement en croissance active.
  • Coupez les plantes après la floraison pour éviter qu’elles ne deviennent grêles.
  • Si elles sont cultivées dans des conteneurs à conserver à l’intérieur pendant l’hiver ou comme plantes d’intérieur, réduisez les arrosages pendant l’hiver et ne fertilisez pas avant le début de la nouvelle croissance au printemps.

Maladies et soucis :

La misère pourpre a peu de parasites, mais les cochenilles peuvent être un problème.

Multiplication de la misère pourpre

Les misères pourpres se propagent facilement en prélevant des boutures de n’importe quelle partie de la plante. Il suffit d’enfoncer un nœud dans le sol ou le terreau et elle s’enracine généralement. Ou encore, placez la bouture dans l’eau jusqu’à ce que les racines se développent.

Malheureusement, les graines de cette plante sont rarement disponibles pour un semis.

Association avec d’autres plantes

Les feuilles violettes contrastent agréablement avec le feuillage doré ou panaché. Elles constituent un excellent complément aux fleurs roses, violet clair ou bordeaux d’autres Misère pourpre - Tradescantia pallida en exterieurplantes.

Associez la misère pourpre à des couleurs complémentaires pour des combinaisons audacieuses. Par exemple, pensez aux soucis orange ou aux bégonias rouges.

En extérieur, essayez de l’utiliser dans un récipient avec des ipomées, de l’herbe aux écus (Lysimachia nummularia ‘Aurea’ ou d’autres variétés) ou de l’Asparagus vert clair. Ou combinez-la avec de la verveine rose ou lavande, de la sauge écarlate couleur corail (Salvia coccinea ‘Coral’), des asters ou des pétunias roses ou le pétunia mexicain (Ruellia brittonia).

>> A lire aussi : Le pourpre au jardin

À savoir sur Tradescantia pallida

Le jus des feuilles ou des tiges peut provoquer des rougeurs et des irritations cutanées chez certaines personnes et certains chiens, mais ce n’est pas un problème courant.

Tradescantia pallida est assez proche de Tradescantia fluminensis et de Tradescantia zebrina. C’est une espèce présente sur le territoire portugais, notamment dans l’archipel de Madère.

Initialement nommée Setcreasea pallida par Joseph Nelson Rose en 1911, Tradescantia pallida a été reclassée dans le genre Tradescantia en 1975. Toutefois, les anciens noms S. pallida ou S. purpurea sont encore souvent utilisés.

Buttes de permaculture

Butte de permaculture : la définition générale

Le mot « butte » est un mot valise qui englobe des techniques très différentes dans leurs réalisations, leurs objectifs et les contextes auxquelles elles sont réellement adaptées. 

D’une manière générale, on définira une butte de permaculture comme étant une technique de jardinage visant à créer un support de culture surélevé adapté, en termes de hauteur, de forme, de bordures et de composition interne, à des contextes et objectifs propres à chaque projet et chaque jardinier !!

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Illustration de différentes techniques de buttes en permaculture.

Buttes de permaculture : les principaux avantages et inconvénients

Quel que soit le type de buttes, voici les principaux avantages et inconvénients à connaître avant de se lancer !   

Les avantages des buttes de cultures :

Ces avantages seront, bien sûr, plus ou moins importants selon la technique choisie.

Les avantages principaux sont de créer une zone de culture surélevée bien identifiée :

  • mieux drainée
  • non compactée
  • avec plus de profondeur de sol pour l’enracinement
  • facile à couvrir de mulch
  • favorisant la vie du sol et sa fertilité (pas de labour)
  • sollicitant moins le dos (possible de jardiner debout !)
  • prolongeant la saison de culture
  • créant des effets de bordures et microclimats attracteurs de biodiversité

C’est aussi une façon de « sculpter » son jardin, lui donner du volume et une touche personnelle originale qui peut être très belle, ludique, poétique…

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Exemple de buttes dessinant un jardin mandala où il fait bon cultiver et se promener. Réalisé par Daniel, un de nos stagiaires, en Haute-Garonne.

Les inconvénients des buttes de cultures

Les principaux inconvénients des buttes de cultures, là encore, indépendamment de la technique utilisée, sont peu nombreux, mais très importants à prendre en considération pour que la réalisation de buttes chez vous ne tourne pas au cauchemar et à l’échec total.

Faire des buttes de Permaculture peut s’avérer :

  • énergivore
  • chronophage
  • très gourmand en matières organiques diversifiées
  • contre-productif si non adapté à votre contexte et vos objectifs !

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Exemple de choix de butte contre-productif dans un contexte méditerranéen…

Dans le cas de buttes permanentes, il faut aussi :

  • maintenir la fertilité au fil des années par des amendements réguliers et des couvertures de sols
  • une grande rigueur dans les rotations de cultures potagères.

Pour plus de détails, vous pouvez lire notre article dédié aux avantages et inconvénients de la culture sur butte. 

Les principaux types de buttes en permaculture

Voici un récapitulatif des principales techniques de buttes de permaculture connues. Cette liste n’est, bien sûr, pas exhaustive, car chacun pourra s’approprier telle ou telle technique et la transformer pour créer ses propres buttes adaptées à son lieu et son projet !

1. Les buttes bio-intensives maraîchères

Une butte bio-intensive est obtenue en travaillant la terre sur une double profondeur de bêche (environ 50cm) sans mélanger les horizons du sol pour aérer le sol et faciliter l’enracinement des végétaux cultivés. On ajoute ensuite à la terre divers éléments nutritifs (compost, cendre, poudre de roches, fumiers et autres matières organiques vertes et brunes) et on obtient une butte de 20 à 30 cm de haut, idéale pour les cultures maraîchères.

Utilisées par Jean-Martin Fortier sur ses Jardins de la Grelinette et sa ferme des Quatre-temps ou encore à la ferme en permaculture du Bec Hellouin, les buttes bio-intensives sont intéressantes à des fins professionnelles, car elles sont très productives au m2 quand on les gère bien. Elles nécessitent pour cela de solides connaissances en jardinage, en rotations potagères, en gestion du compost, en densité de plantations, mais aussi des outils et gabarits (semoirs…) spécifiques pour optimiser leur exploitation. 

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Jean-Martin Fortier en pleine préparation d’une butte maraîchère bio-intensive aux Jardins de la Grelinette dans le sud du Quebec. © Possible Media

Bref, c’est une technique déconseillée aux débutants et aux particuliers en général à moins d’être guidé pas à pas, mois par mois, dans son utilisation (par le biais d’une formation en permaculture dédiée par exemple 😉! ) ou d’apprécier tout particulièrement les organisations rigoureuses, la planification minutieuse et d’avoir les disponibilités et connaissances indispensables à son bon fonctionnement !

2. Les buttes de cultures arrondies classiques

Ces buttes de permaculture sans bordures, de 40 à 60 cm de haut, et de 1,20 m de large maximum pour atteindre le haut de la butte sans avoir à marcher dessus, sont formées uniquement de terre récupérée la plupart du temps en creusant les allées. Vous pouvez bien évidemment les adapter à votre taille, vos objectifs et contextes !

Si vous souhaitez y faire des semis directs, il faudra adapter les dimensions pour que la pente de chaque côté de la butte ne soit pas trop abrupte sinon beaucoup de graines semées auront tendance à tomber lors des arrosages ou fortes pluies. Idem pour le mulch, des branchages disposés dans les pentes peuvent être nécessaires pour le maintenir en place !

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Exemple de buttes de terre classiques réalisées en décaissant simplement les allées autour, sur la ferme expérimentale de la Goursaline en Haute-Vienne.

Ce type de butte a tendance à s’affaisser assez vite, perdant généralement presque un tiers de sa hauteur dans la saison. Elles demandent donc un entretien régulier pour les reformer.

En climat trop sec et/ou trop venteux, ce type de butte peut vite devenir contre-productive par manque d’eau.

3. Les buttes façon Philip Forrer

Philip Forrer est un jardinier hors norme qui a inventé sa propre technique de butte en observant la nature. À contre-courant de ce que conseille l’agronomie, les buttes de permaculture façon Philip Forrer font débat, car elles incluent, entre autres, du bois pourri et spongieux comme élément de base ainsi que des aiguilles de pin et du broyat de laurier cerise !!

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Philip Forrer en train d’écraser à la masse les troncs de bois pourris déposé en fond de butte pour nourrir le sol et maintenir une bonne humidité pour les cultures. Image extraite du film de Philip Forrer et son ami Chris Lunch intitulé « Le jardin du Graal ».

L’engouement pour ces surprenantes buttes tient à la fois au personnage atypique de Philip, véritable électron libre dans le monde du jardinage, et à la réussite impressionnante de ses cultures potagères, avec des tailles de légumes surréalistes et une abondance de cultures spontanées ne demandant qu’à être récoltées.

Suite à plusieurs vidéos tournées chez lui, dans l’Aude, les buttes façon Philip Forrer sont devenues, en quelques années, un modèle que beaucoup copient aveuglement, espérant les mêmes résultats en termes de récoltes ! Cependant, en permaculture, on évitera de copier une technique sans l’avoir d’abord mise en perspective avec son propre contexte… Pour plus de détails, retrouvez notre article dédié à ces buttes façon Philip Forrer ! 😉

4. Les buttes HugelKultur du permaculteur Sepp Holzer

La butte Hugelkultur inclut, elle aussi, en élément de base, le bois et de préférence de grosses branches et troncs frais ou à la décomposition beaucoup moins avancée que dans les buttes façon Philip Forrer. Ce sont des buttes autofertiles durablement.

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Illustration de l’évolution d’une butte Hugelkultur au fil du temps, à 1 mois, à 1 an, à 2 ans et après 20 ans ! ©Paul Wheaton – RichSoil.com

Ces buttes Hugelkultur misent sur la décomposition lente du bois dans le sol au fil des années pour créer une terre riche en nutriments et à l’humidité interne relativement constante. Là encore, cette technique suscite la controverse chez de nombreux spécialistes du fait de l’enfouissement du bois sous des couches de terre et de mulch. Des saturations en eau avec création de milieux anaérobies (privés de dioxygène) sont, en effet, à craindre dans certains cas, car cela peut bloquer la décomposition du bois, celle-ci ne pouvant se faire correctement qu’avec l’aide des champignons qui sont tous des organismes aérobies (ayant besoin de dioxygène pour vivre). Particulièrement énergivore à réaliser, une Hugelkultur ne conviendra donc pas à tous les contextes !

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Exemple de choix de butte Hugelkultur contre-productif dans un contexte avec une pluviométrie élevée et un sol lourd.

Cependant, quand elle est bien adaptée à son milieu, c’est une technique remarquable ! Popularisée par le célèbre permaculteur autrichien Sepp Holzer, retrouvez notre article dédié à la butte Hugelkultur pour une application pratique efficace.

5. Les buttes sandwich de Robert Moretz

Voici une autre « recette » de butte incluant du bois, confectionnée par un agronome français passionné, ardent défenseur de la nature : Robert Moretz. Conscient que le sol est vivant et qu’il faut alimenter et stimuler cette vie, Robert Moretz a conçu une butte autofertile qu’il a appelée « butte sandwich ». Elle contient, en effet, entre deux couches de terre, de quoi nourrir copieusement la vie du sol !

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Schéma montrant la recette de base d’une butte sandwich selon les conseils de son concepteur, l’agronome français Robert Moretz. Source : lesdames.over-blog.com

Pour réaliser une « butte sandwich », on creuse le sol sur environ 30 cm en récupérant la bonne terre végétale de surface pour une utilisation ultérieure. On range ensuite soigneusement dans ce trou des morceaux de branches et/ou lianes diverses de largeur inférieure à 7 cm (donc pas de gros troncs comme dans la Hugelkultur). On comble le maximum de trous d’air dans cette couche avec du bois broyé ou du BRF. Puis on recouvre avec un mélange de matières organiques vertes et sèches (foin, paille, feuilles, tonte…) sur une dizaine de centimètres, on tasse bien et on arrose copieusement. On met ensuite une couche de compost et/ou fumier par dessus sur environ 5 cm. Puis, on recouvre le tout avec la terre végétale extraite au début qui pourra accueillir, tout de suite après réalisation, vos plantations et semis ! On termine en enfonçant à distance régulière dans la butte des sortes d’entonnoirs (pouvant être de simples bouteilles plastiques retournées dont on a coupé le fond) pour faciliter l’arrosage en profondeur de la butte et on protège l’ensemble avec du mulch. Pour enrichir la recette, on peut saupoudrer entre les différentes couches, un peu de cendres de bois qui apportera notamment potassium, magnésium et phosphore ! 😉

Au final, une butte sandwich dépasse du sol d’environ 35 cm et même si elle s’affaisse peu à peu, elle dure généralement entre 3 et 5 ans (selon la taille de la butte et le bois utilisé). Sa composition riche a un « effet booster » sur les cultures, notamment la première année. On peut en profiter pour installer au départ des légumes gourmands comme les tomates, les courgettes, les courges, les aubergines, les poivrons, le maïs…

6. La culture en lasagne

Nous restons dans la métaphore culinaire avec la culture en lasagne qui, à l’inverse des techniques vues jusque-là, est une butte de permaculture temporaire ne durant généralement qu’un an.

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Illustration de la composition interne d’une culture en lasagne, une butte de permaculture temporaire simple à réaliser !

Assez facile à mettre en place, sans gros efforts, elle permet de créer, rapidement, un support de culture, même sur sol ingrat à condition d’avoir suffisamment de matières organiques à disposition. Cette technique s’appuie sur le compostage des matières organiques et consiste en un empilement matières organiques, à même le sol, sur du carton avec éventuellement une fine couche de fumier/compost, en alternant les couches de matières vertes à tendance plutôt azotées avec les couches de matières brunes à tendance plutôt carbonées. Pour plus de détails, découvrez notre article dédié à la culture en lasagne !! 

Comme pour la « butte sandwich », il s’agit d’un support de culture qui a un effet « booster » au démarrage, très bien pour les légumes gourmands !

7. Le Keyhole garden ou jardin en trou de serrure

Le Keyhole Garden est un concept ingénieux de petit jardin inventé, au départ, pour les climats chauds africains. Or, avec quelques adaptations, il est très intéressant aussi sous d’autres climats, d’où son succès grandissant ! Un jardin en trou de serrure peut se réaliser entièrement avec des matériaux naturels faciles à se procurer (à minima : branchages, matières organiques et terre) et a le gros avantage d’être autonome en fertilité et économique en eau !

Cependant, c’est un support de culture permanent dont l’emplacement devra être bien réfléchi, car il sera difficile à déplacer une fois installé !

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Exemple de Keyhole garden ou jardin en trou de serrure fait uniquement avec des matériaux naturels trouvés sur place : branchages, terre, paille et matières organiques pour le compost et le substrat…©concernusa.org

Un Keyhole est généralement de forme ronde, haut de 50 cm à plus d’un mètre selon les cas et délimité par des bordures non maçonnées en pierres, en brique, en bois, ou tout autre matériau à disposition. Il intègre, en son centre, un composteur qui lui apporte, en continu, des nutriments et une certaine humidité. Cet espace de compostage permet le développement de nombreux organismes du sol (invertébrés, microfaune…) qui vont assurer la circulation des nutriments et de l’eau entre le composteur central et le substrat de plantation tout autour. Pour accéder facilement à ce composteur central, on crée une ouverture dans le cercle qui donne à l’ensemble cette fameuse forme « en trou de serrure ». Pour le substrat de plantation, on peut mélanger diverses techniques que chacun adaptera à ses besoins, son contexte et ses ressources disponibles 😉 ! Pour plus de détails, nous vous invitons à lire notre article dédié au Keyhole garden ou jardin en trou de serrure.

8. La spirale aromatique

Avec sa forme naturelle harmonieuse, l’efficacité des microclimats qu’elle génère et son attractivité pour la biodiversité, la spirale aromatique fait partie des éléments phares en permaculture ! C’est, en effet, un modèle de butte permanente esthétique, compacte et très pratique pour réunir sur une petite surface une grande diversité de plantes aromatiques et médicinales aux besoins pourtant très différents en termes de sol, de températures et d’ensoleillement !

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Exemple de spirale aromatique en permaculture pleine de biodiversité, d’odeurs et de saveurs ! ©freshdesignpedia

Le principe est simple : créer sur un petit espace des zones de cultures aux microclimats très différents ! L’orientation et la hauteur de la spirale aromatique vont déterminer l’accès à l’ensoleillement des différentes zones. On joue ensuite sur la composition du substrat de plantation : le sommet sera plus drainant avec l’ajout de gravats et de sable et le bas de la spirale sera plus humifère avec l’ajout de compost. Les matériaux utilisés pour monter les bordures de la spirale et lui donner sa forme, tout comme l’ajout ou non d’un petit bassin en bout de spirale seront aussi des choix impactant les microclimats des diverses zones. Dans une spirale aromatique en permaculture, on peut ainsi cultiver à la fois des plantes méditerranéennes aimant la chaleur et les sols secs comme la lavande ou le romarin que des plantes préférant un climat plus frais et un sol plus riche comme l’oignon rocambole, la ciboule ou le persil ! Rendez-vous sur notre article dédié à la spirale aromatique en permaculture pour en savoir plus 😉 !

9. Le jardin mandala

Inspiré par des pratiques religieuses indiennes ancestrales, le jardin mandala en permaculture est à la fois un support de culture pratique et esthétique et un espace de ressourcement et de bien-être invitant à la contemplation. En forme de cercle plus ou moins grand, il permet une grande créativité dans ses aménagements intérieurs.

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Exemple de jardin mandala en permaculture, aménagé avec des buttes permanentes rondes sans bordures sur la célèbre Ferme du Bec Hellouin en Normandie. ©fermedubec.com

Les puristes prendront le soin d’orienter les entrées et cheminements principaux de leur jardin mandala selon les quatre points cardinaux, voire même d’y associer, en termes de cultures végétales, des plantes symbolisant les 4 éléments de la vie, eux aussi en lien avec les points cardinaux et leur symbolique. Cependant, en permaculture, point de dogmatisme : chacun fera son jardin mandala selon sa sensibilité, ses envies, son contexte, ses besoins…

Pour en savoir plus et voir nos conseils de réalisation, vous pouvez lire notre article dédié au jardin mandala en permaculture 😉 !

10. Les baissières et buttes associées

Les baissières sont des ouvrages de terrassement pouvant faire quelques mètres à plus centaines de mètres dans le but de capter les eaux de ruissellement pour les infiltrer durablement dans le sol et ainsi éviter l’érosion et la perte de nutriments. Ces noues d’infiltration suivent les courbes de niveau pour optimiser le captage et l’infiltration et sont constituées d’une partie creusée où va se stocker et s’infiltrer l’eau peu à peu, suivie d’une partie buttée qui sera un excellent support de culture. On peut réaliser à la main les plus petits ouvrages ou s’aider de machines type tractopelle quand les chantiers sont importants.

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Benjamin, fondateur de PermacultureDesign, en train de contrôler le niveau de sa baissière en cour de réalisation sur la ferme expérimentale de la Goursaline en Haute-Vienne.

Pour commencer, on réalise sur le terrain le tracé des différentes baissières que l’on a prévues, en amont, dans son design 😉 sur les courbes de niveau. Cela peut se faire à l’aide d’un simple niveau égyptien ou de matériel plus sophistiqué type niveau à eau électronique. On creuse ensuite une tranchée le long de ce tracé dont la largeur et la profondeur devront être ajustées selon le contexte (sol, pente, pluviométrie, etc.). La terre décaissée est utilisée pour former la butte juste après la baissière qu’on stabilise dans la foulée en semant par exemple des engrais verts type trèfle, luzerne, etc. Cette butte sera idéale pour implanter une grande diversité d’arbres, arbustes et autres cultures pérennes, car elle jouit d’une bonne irrigation passive et une profondeur d’enracinement importante. Découvrez, en vidéo, une réalisation de baissière par Benjamin Broustey lors d’un des premiers chantiers de PermacultureDesign, en 2012.

11. Les buttes en bottes de paille

Voici une butte de permaculture temporaire rapide à mettre en place et très utile quand on n’a pas accès au sol (contexte urbain) ou qu’on est en retard dans la préparation de ses supports de cultures. Elle se base sur la décomposition de la paille dans une botte bien serrée dont on veillera à placer les brins à la verticale pour une meilleure infiltration de l’eau et une meilleure pénétration des racines. Cette décomposition est enclenchée par une forte humidification et l’apport de matières azotées pour contrebalancer la tendance plutôt carbonée de la paille et apporter divers nutriments aux plantes cultivées. Ce type de buttes nécessite notamment de la paille de blé bio (pas toujours facile à se procurer) et un point d’eau facilement accessible à côté pour maintenir la botte constamment humide.

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Exemple de cultures potagères sur buttes en bottes de paille avec des plants de tomates, courgette, aubergines, salades, fraises… Source : lescomptoirsmitoyens.com

Cette butte en botte de paille conviendra bien à la transplantation de plants, mais beaucoup moins à des semis directs. Permettant une grande liberté de placement, on peut créer avec des circulations éphémères ludiques, mais elles restent assez anecdotiques en termes de productivité et ne conviendront pas à tous les contextes non plus ! Elles demanderont, par exemple, beaucoup de surveillance (notamment pour ne pas se dessécher !) et ne supporteront pas les situations trop venteuses

Des techniques de buttes de permaculture déclinées sous forme de bac de culture :

1. Le Wicking Bed

On pourrait traduire cet anglicisme par « Jardinière autonome » ! Il s’agit en fait d’un bac de culture hors-sol qui, relié à une arrivée d’eau type gouttière ou trop-plein de système de récupération par exemple, va être autonome en eau. On peut, en plus, le rendre autofertile en y ajoutant, par exemple, un composteur intégré comme dans un Keyhole.

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Exemple de wicking bed ou bac de jardin hors sol autonome en eau, très utile notamment en contexte urbain.

Ce type de bac de culture sera idéal dans les contextes urbains hors-sol (parking, trottoirs…), aux abords des maisons, sur les toits ou pour cultiver malgré des sols pollués ou ingrats. Pour plus de détails sur son fonctionnement et sa composition, lisez notre article sur ce bac de jardin surélevé autonome en eau !

2. Bac de jardin garni façon culture en lasagne

Quand on n’a pas accès à la terre, il est bon de savoir que la technique de la culture en lasagne peut être déclinée en pot ou en bac façon « mini lasagnes ». Le principe d’empilement de matières restera le même que dans une culture en lasagne classique…les différences seront surtout l’absence de couche de carton à remplacer plutôt par une couche de cailloux en fond de bac pour le drainage suivi ensuite de vos couches de matières vertes et brunes à humidifier en terminant, par une couche de terre/compost pour accueillir les plantations. Des bacs garnis façon culture en lasagne, sans contact direct avec le sol, permettent de cultiver dans des endroits à priori inadéquats comme un balcon, un parking goudronné… C’est donc une technique qui peut s’avérer très utile pour des projets de permaculture urbaine !

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Exemple de divers bac de jardin hors-sol installés à Montréal, pour éveiller les consciences et montrer qu’il est possible de produire fruits et légumes frais en plein coeur de la ville. ©lesmontrealistes.com

3. Bac de jardin garni façon Hugelkultur ou butte sandwich

Comme dans l’exemple précédent, on peut envisager de créer des bacs de culture hors-sol reprenant, dans une moindre mesure évidemment, des techniques de butte en Hugelkultur ou de buttes sandwich. La recette sera à adapter aux dimensions du bac de culture, mais le principe de base reste le même ;).

Peut-on faire de la permaculture sans butte ?

Après avoir lu toutes ses techniques de butte en permaculture, vous vous demandez peut-être si on peut faire de la permaculture sans butte ?

De même que « faire des buttes » n’équivaut absolument pas à « faire de la permaculture », « ne pas faire de butte » n’empêche pas de faire de la permaculture ! Les buttes sont une des nombreuses techniques contextuelles proposées (et non imposées) par la permaculture ! Donc oui, on peut faire de la permaculture sans butte ! D’ailleurs, selon les contextes, la permaculture pourra même nous inciter à faire l’inverse des buttes et à cultiver dans des creux ou des jardins en cratères !

Récapitulatif des différents types de buttes de permaculture : hugelkultur, keyhole, spirale aromatique, butte autofertile, culture en lasagne, butte façon Philip Forrer…un guide complet pour faciliter votre choix !

Parmi toutes les techniques de buttes de permaculture, finalement laquelle sera faite pour vous ?? Peut-être aucune, ou plusieurs à la fois…

Finalement, pour choisir votre support de culture, questionnez-vous sur vos objectifs, observez vos différents contextes (environnementaux et personnels), le temps que vous pouvez y consacrer, testez votre sol et expérimentez à petite échelle sur votre terrain ! Après quelques saisons de pratiques, vous pourrez sélectionner la technique qui vous conviendra le mieux !

Cette page reprend le site : https://www.permaculturedesign.fr/butte-permaculture-guide-complet/

 

Face au mur de la croissance exponentielle (article de Roland Lehoucq)

Sans mesures de confinement, le nombre de personnes touchées par le Covid-19 croît exponentiellement. Difficile de ressentir ce que cela veut dire en pratique, tant les grands nombres nous dépassent. Voici une fable pour mieux s’approprier le concept et en comprendre les conséquences.

Une légende des Indes raconte que le roi Belkib promit une récompense à qui lui proposerait une distraction inédite. Ravi par le jeu d’échecs présenté par le sage Sissa, le souverain l’interrogea sur ce qu’il souhaitait en échange. Sissa demanda au roi de poser un grain de riz sur la première case de l’échiquier, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite en doublant le nombre de grains à chaque case, et déclara qu’il se contenterait des grains déposés sur la 64ᵉ et dernière case du jeu. Le roi accorda cette récompense sans se douter que des siècles ne suffirait pas à son royaume à produire la quantité de riz demandée, 10 milliards de milliards de grains, qui équivaut à plus de trois siècles de la production mondiale de riz actuelle ! Elle n’aurait pas tenu sur une case d’échiquier puisque, en amassant les grains sur la surface de la ville de Paris, la couche mesurerait près de deux kilomètres de haut – à raison d’environ cinquante mille grains par kilogramme, cela fait deux cent milliards de tonnes ou à peu près autant de mètres cubes.

L’ampleur phénoménale d’une quantité doublée 63 fois de suite avait complètement échappé au souverain. Sissa, se limitant humblement au contenu de la dernière case, avait aussi réalisé qu’elle contenait autant de grains que l’ensemble des autres cases de l’échiquier. C’est une autre propriété des quantités qui doublent, étonnante au point qu’elle échappe aussi à notre intuition. Nous sommes en train de vivre dans le réel, les conséquences politiques bien concrètes de la fable du roi Belkib.

La croissance du nombre de cas de Covid-19 est difficile à concevoir tant elle est abrupte

Quand une quantité grandit d’autant plus vite qu’elle est déjà grande, les compteurs s’affolent vite. Début mars 2020, le nombre d’infections par le coronavirus doublait environ tous les deux jours et demi. Comme dans la légende indienne, une série de doublements conduisant à un accroissement gigantesque de la grandeur concernée. En l’absence d’action énergique, comme un dépistage systématique de la population, 8 jours suffisent à ce que le coronavirus infecte dix fois plus de personnes, soit cent fois plus en un peu plus de deux semaines. Les responsables politiques français, comme la majorité de leurs concitoyens, se focalisaient sur le fait que la France était dix fois moins contaminée que l’Italie. Ceci, selon eux, justifiait des mesures moins strictes – malgré l’épidémie de Covid-19 en Italie, le match entre l’Olympique Lyonnais et la Juventus de Turin a été maintenu le 26 février. Ils auraient pu réaliser que la France suivait en fait l’Italie d’une semaine environ, avec une progression entièrement prévisible, et que les mesures strictes auraient tout à fait pu être mises en place plus tôt.

Bel exemple, digne du roi Belkib, de notre incapacité à percevoir et surtout à anticiper une quantité qui double régulièrement, ce que les médias informés appellent très justement une croissance exponentielle. Le subtil Sissa aurait sans doute réalisé que les contaminations dans le pays durant les derniers deux jours égalent l’ensemble de toutes les contaminations de tous les jours précédents. Tétanisée face à cette croissance foudroyante, notre intuition n’est plus d’aucun secours. Cela conduit à prendre des mesures avec retard, qui changent chaque jour et mettent parfois un ou deux jours de plus à entrer en application. Or il est justement important d’agir vite, de gagner de vitesse ce maudit doublement tous les deux ou trois jours.

Plutôt que de se fonder sur les chiffres publiés quotidiennement et dépassés immédiatement, mieux vaut se fonder sur la situation anticipée, parfaitement prévisible grâce à des modèles mathématiques éprouvés.

Une autre croissance prévisible et dévastatrice : la consommation des ressources naturelles

À condition de prendre un peu de recul, cette situation n’est pas sans rapport avec l’impact de l’humanité sur la planète. Quand les médias et les économistes se gargarisent de « la croissance », c’est bien de cela qu’il s’agit : si les échanges économiques augmentent de quelques pour-cents par an, le doublement se produit rapidement, en l’occurrence en quelques décennies. Ainsi, notre consommation d’énergie (à 80 % d’origine d’origine fossile) a doublé durant les 40 dernières années. En un siècle et demi, l’humanité est devenue capable de rivaliser en termes d’énergie et de puissance avec des évènements naturels : nous sommes une véritable force de la nature !

Pour notre planète et la vie qu’elle porte, habituées à évoluer à l’échelle du million d’années, l’impact humain qui double en quelques décennies est aussi foudroyant que la pandémie en cours l’est pour nos sociétés. Par conséquent, il est facile de faire une estimation plausible de la durée au bout de laquelle nos ressources seront épuisées. Pour les principales matières et sources d’énergie, cette durée d’épuisement est de l’ordre du siècle. Cette durée dépend peu d’éventuelles nouvelles ressources exploitables dans le futur, car notre rythme de consommation est tel que cela ne changerait guère le pronostic : si on double la consommation tous les 40 ans, améliorer le stock d’énergie fossile de 10 ou 20 % n’augmente pas beaucoup la durée avant épuisement. Du coup, croire que la solution à tous les problèmes passe par une croissance toujours renouvelée grâce à des techniques en perpétuelle amélioration est une grave erreur : elle oublie que la Terre est un système fini que nous épuiserons bien plus vite que nous l’imaginons.

Tirons alors la leçon de la pandémie en cours. Ce sont les pays capables de faire décroître le virus aussi tôt que possible qui s’en sortent le mieux. Il nous faudra aussi prendre le chemin de la décroissance matérielle et énergétique, de gré ou de force. Et qu’on nous ne dise plus que c’est infaisable : tous ceux qui prétendaient qu’il était impossible de réduire un tant soit peu la production industrielle, les transports, le tourisme et les loisirs, sont forcés de constater que pour une raison considérée comme prioritaire une telle réduction peut se réaliser littéralement du jour au lendemain. Les pays riches y parviennent en conservant encore une capacité de résilience grâce à des flux réduits, mais encore importants, d’énergie et de matière.

Imaginez la même situation dans un pays plus pauvre… Maintenant projetez-vous dans un pays riche dont les moyens seront en voie d’épuisement. Comme avec le coronavirus, tout retard de l’action face à l’inéluctable disparition de nos ressources matérielles et énergétiques se paiera brutalement, et pour longtemps.

Cet article a été écrit avec François Graner (chercheur au laboratoire Matières et Systèmes Complexes, CNRS et Université de Paris-Diderot), Emmanuelle Rio (chercheure au Laboratoire de Physique des Solides, Université Paris-Saclay), Jean‑Manuel Traimond (auteur et conférencier) et Aurélien Ficot (ingénieur en sciences environnementales et formateur).

L’article original est ici, je l’ai mis sur le blog afin de le garder s’il disparaissait du Web

Article du professeur Etienne Pardoux : Comprendre les bases des modèles mathématiques des épidémies

Pour comprendre rapidement le sujet, je me suis fait un résumé de l’article du professeur Etienne Pardoux de l’université d’Aix-Marseille, en reprenant des paragraphes et en en adaptant d’autres, vous pouvez retrouver l’article utilisé, en version originale ici

Ou en plus complet encore ici

Un modèle simple pour cerner la situation

« Le modèle de Reed-Frost est un des plus vieux modèles mathématiques des épidémies, il date de 1929. Il est très simpliste, mais il permet d’introduire des notions essentielles et d’obtenir une formule mathématique importante. »

Le paramètre au centre de cet article est R0   (Nombre de reproduction de base) c’est le nombre moyen de susceptibles qu’un infecté infecte au début de l’épidémie, c’est-à-dire dire « lorsque presque toute la population n est susceptible ».
R0 = n × p (p probabilité d’infection)

Les individus sont de trois types :

  • S comme susceptible (d’être infecté),
  • I comme infecté et infectieux (capable d’infecter un S),
  • R comme remis ou retiré (soit guéri, soit mort).

« Dans ce modèle, dit « SIR », le temps est discret (on progresse semaine par semaine, par exemple) ; la population est supposée grande, sa taille est n. Au début, il y a n-1 individus de type S, 1 individu de type I et 0 de type R. Un individu qui est infecté une semaine donnée infectera chaque S avec la probabilité p la semaine suivante, puis guérira (devenant R). L’épidémie se poursuit tant qu’il y a des infectés (que I n’est pas nul), puis elle s’arrête.

Deux remarques : on néglige pour simplifier la phase d’incubation ; on suppose qu’un individu de type R, s’il n’est pas mort (ce qui heureusement est le cas de l’immense majorité des R), est immunisé – en réalité, à ce stade, on ne sait pas encore beaucoup de choses sur l’immunité au Covid-19. »

Dans le modèle de Reed–Frost, combien vaut R0 ? Donnons des valeurs à nos deux paramètres. Supposons que n = 1 000, et que p = 0,0025 (soit 0,25 %). Le premier infecté a autour de lui n-1 ≃ n = 1 000 individus susceptibles. Puisqu’il infecte chacun d’eux avec la probabilité p, ce nombre moyen vaut ici R0 = n × p = 2,5.

Si R0 < 1, il n’y aura pas d’épidémie majeure avec un petit nombre d’infectés initiaux, de même si R0 = 1. Par contre si R0 > 1, un seul infecté initial peut déclencher une épidémie majeure, qui touche une fraction importante de la population.

Lorsqu’une fraction de la population est immunisée, dans le modèle de Reed-Frost, pour savoir combien de susceptibles un infecté infecte en moyenne, il faut multiplier p par le nombre S de susceptibles restant, et bien avant que ce nombre ne s’annule, le produit p × S passe en dessous de 1, et alors l’épidémie s’arrête.

Soit τ  la fraction de la population touché par l’épidémie : 1-τ = eR0 × τ.
R0=2, τ=79 % ; pour R0=3, τ=94 % ; pour R0=4, τ=98 % ; et pour R0=5, τ=99 %.

Nous avons aussi : R0 = p × c × l, où

  • p est la probabilité de transmission à chaque « contact »,
  • c est le nombre de « contacts » par jour et
  •  l est la durée de la période d’infection.

Alors, les mesures de prévention visent à réduire R0 en réduisant :

  • la probabilité de transmission à chaque « contact » p : masques, lavage des mains ;
  • le nombre de « contacts » par jour c : confinement, éviter les transports publics et les grands rassemblements ;
  • la durée de la période d’infection l : diagnostic rapide, isolation des infectés, traitement efficace (si disponible).
Covid-19

Certaines estimations tournent autour de 2,5, d’autres donnent des valeurs plus importantes, entre 3 et 5 ! Il est probable que R0 ne prend pas la même valeur dans des zones peu peuplées, et en région parisienne par exemple où beaucoup de gens se pressent dans les transports en commun. Si le gouvernement n’avait pas pris de mesures fortes, on peut penser qu’entre 60 et 80 % de la population aurait été touchée.

 

Quand bouturer les plantes

Les plantes à bouturer de février à mars

Buis
Cactus de Noël (Schlumbergera)
Chrysanthème
Cytise
Deutzia
Lantana
Lierre
Saule
Tamaris

Les plantes à bouturer d’avril à mai

Lavande

Les plantes à bouturer en été (de juin à août)

Abélia
Abutilon
Althéa
Arbre à perruque
Arbre aux papillons (Buddléia)
Bignone
Bruyère
Caryoptéris
Clématite
Cognassier du Japon
Corête du Japon
Cotonéaster
Escallonia
Hortensia
Jasmin d’hiver
Laurier-rose
Laurier-tin
Lilas (Syringa)
Lilas des Indes (Lagerstroemia)
Millepertuis
Oranger du Mexique
Passiflore
Pérovskia
Potentille
Seringat (Jasmin des poètes)
Weigélia

Les plantes à bouturer en fin d’été et en automne (de septembre à novembre)

Anthémis
Aucuba
Bougainvillée (Bougainvillier)
Forsythia
Fuchsia
Fusain
If
Jasmin étoilé
Laurier-cerise
Pélargonium
Pyracantha (Buisson-ardent)
Santoline
Sureau
Rosier

Durée de vie et de germination des graines du potager

Espèce Faculté germinative (Durée de vie) Temps de levée (et température)
Aubergine 6 ans 4 à 8 jours 24°C
Artichaut 7 ans 7 à 15 jours à 22°C
Basilic 4 à 8 ans 10 jours
Blette 5 ans 10-20j 10-30°C
Betterave 6 ans 10j à 10-30°C
Cardon 5-7 ans 5-15j 12°C min
Carotte 4-5 ans 10-20j 7-30°C
Céleri 7 ans 10-21j 16-21°C
Chicorées 8-10 ans 2-7j 25°C
Chou Brocoli 4-5 ans 5-10j 7-30°C
Chou de Bruxelles 5-6 ans 5-10j 7-20°C
Chou de Chine 5j 7-30°C
Chou-fleur 5-6 ans 8-10j 7-30°C
Chou frisé (Kale) 5-6 ans 10j 7-20°C
Chou navet (rutabaga) 3-4 ans 4-7j
Chou pommé 5 ans 5-7j 7-30°C
Chou-rave 5 ans 8-10j; 7-30°C
Concombre et cornichon 10 ans 8-10j – 16-35°C
Courge 4-6 ans 6-10j 21-35°C
Courgette 4-6 ans 6-10j 21-35°C
Epinard 4-5 ans 6-15j 7-24°C
Fenouil 4 ans 8-10j 12°C min
Fève 5 ans 8-30j 8°C min
Haricot 3 ans 5-8j 16-30°C
Laitue 4-5 ans 4-10j 5-27°C
Mâche 5 ans 12-15j 15-20°C
Maïs 2 ans 10-15j 16-30°C
Melon 7 ans 6-7j 24-35°C
Navet 4-5 ans 4-7j 7-30°C
Oignon 2 ans 20-25j 10-30°C
Panais 1 an 10-25j 20°C
Persil 3 ans 20j 16-30°C Possible de raccourcir ce temps, voir ci dessous mon astuce
Piment et poivron 4 ans 10-15j 18-35°C
Poireau 2 ans 10-20j 13-24°C
Pois 2-6 ans 6-15j 5-24°C
Pois chiche 3-8 ans 6-8j 20°C
Radis et radis noir 4-5 ans 3-5j 7-32°C
Salsifis et scorsonère 12 ans 8-10j 15°C
Tétragone 4 ans 8-10j 15°C
Tomate 4-10 ans 6-8j 16-30°C
Physalis 8 ans 10j 16-30°C

Janvier 2020

Baisse de l’impôt sur le revenu

La loi de finances pour 2020 prévoit une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu à compter de l’imposition des revenus 2020 dont bénéficieront les classes moyennes.

Le taux d’imposition de la 1ère tranche de l’IR, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de 14 % à 11 % dès 2020. Cela représente un gain moyen par foyer de 350 €, soit, à ce niveau, un tiers de l’impôt en moyenne. Les 5 millions de foyers de la tranche suivante bénéficieront d’un gain moyen de 180 €.

Un simulateur permet d’estimer l’impact de cette mesure sur l’impôt sur les revenus de 2020.

Le barème de l’impôt sur les revenus 2020

 

Entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les salariés à domicile

À partir du 1er janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera sur la rémunération versée au salarié à domicile. Elle sera mise en œuvre selon des modalités simplifiées par l’intermédiaire des dispositifs CESU et PAJEMPLOI existants.

Le prélèvement à la source des salariés à domicile

Suppression de la taxe d’habitation

La loi de finances pour 2020 confirme la suppression intégrale de la taxe d’habitation sur la résidence principale pour 80 % des foyers dès 2020. Pour les 20 % des ménages restants, la suppression de la taxe d’habitation sera effective dès 2023.

La suppression de la taxe d’habitation

Reconduction de la prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Le dispositif de prime exceptionnelle pouvoir d’achat est reconduit par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.

Cette prime exceptionnelle, exonérée de l’ensemble des cotisations et contributions sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite de 1000 € par bénéficiaire, concerne les salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 3 Smic.

En 2020, le régime fiscal et social de ce dispositif est toutefois conditionné à l’existence ou à la mise en place d’un accord d’intéressement au sein de l’entreprise à la date de versement de la prime.

La prime exceptionnelle pouvoir d’achat

Revalorisation du Smic

Au 1er janvier 2020, le Smic sera revalorisé de 1,2 % pour atteindre 10,15 € par heure (contre 10,03 € par heure depuis le 1er janvier 2019), soit 1539,42 € par mois sur la base de la durée légale du travail de 35 heures de travail hebdomadaire. La revalorisation annuelle du Smic est liée à l’évolution de l’inflation et des salaires pour les ménages les plus modestes.

La revalorisation du Smic

Réindexation sur l’inflation des pensions des retraités les plus modestes

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 prévoit de réindexer les pensions des retraités les plus modestes sur l’inflation. Cette mesure concerne les retraités dont les retraites brutes globales n’excèdent pas 2000 € par mois. La revalorisation des pensions de base interviendra dès le 1er janvier 2020 sur le niveau d’inflation pour les retraités percevant moins de 2000 € bruts par mois et à hauteur de 0,3 % pour les retraités dont les revenus sont supérieurs à ce seuil.

Revalorisation du minimum vieillesse

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 poursuit le renforcement du soutien aux plus fragiles. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) fera l’objet d’une revalorisation au 1er janvier 2020 portant le montant de l’ASPA à plus de 900 € pour une personne seule contre 868,20 € en 2019.

Le minimum vieillesse (ASPA)

Transformation du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime

La loi de finances pour 2020 confirme la transformation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en prime forfaitaire davantage ciblée sur la performance énergétique et les ménages les plus modestes. La transformation intégrale du CITE en prime va s’effectuer en 2 temps, en 2020 et 2021 pour assurer la mise en œuvre de cette réforme dans les meilleures conditions possibles.

La distribution de la nouvelle prime sera confiée à l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

La transformation du CITE en prime

Baisse des tarifs réglementés du gaz

Dès le 1er janvier 2020, suite à une délibération de la Commission de régulation de l’énergie, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont diminuer de 0,9 %.

Les tarifs réglementés du gaz pour janvier 2020

Interdiction de certains additifs alimentaires

À compter du 1er janvier 2020, suite à un arrêté conjoint des ministres de l’Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) sera interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif alimentaire est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces.

Les additifs alimentaires

Réduction de la durée des soldes

La loi PACTE modifie la durée des soldes dès le 1er janvier 2020. Les périodes de soldes sont réduites de 6 à 4 semaines. Les soldes d’hiver 2020 débuteront donc le 8 janvier 2020 et se termineront le 4 février 2020.

Les dates des soldes d’hiver 2020

Hausse du prix du timbre

À partir du 1er janvier 2020, le timbre vert augmentera à 97 centimes. Le timbre rouge augmentera, lui, de 11 centimes passant de 1,05 € à 1,16 €.

Da Wu Qi Gong

Qi Gong de la grande danse : synthèse de ce qui me semble le plus intéressant sur internet, tout d’abord un résumé des postures :

Ouverture / 1 Lever la tête / 2 Ouvrir la hanche / 3 Etirer le corps / 4 Ebranler le corps et frapper les cuisses / 5 Incliner la colonne vertébrale / 6 Déhancher les fesses / 7 Reculer en nageant / 8 Marcher en volant / Fermeture

Trouvé ici :

Qi Gong de la grande danse Dawu

Puis, à mes yeux, les deux meilleures vidéos