Élimination des PFAS par des bacteries
Où en sommes-nous des études sur l'élimination des PFAS par des bactéries ?
La bactérie Labrys portucalensis F11, isolée de sites contaminés, est l'une des rares souches identifiées comme capables de dégrader la liaison carbone-fluor (C-F) dans les PFAS (polluants éternels), décomposant plus de 90 % du PFOS en 100 jours. D'autres bactéries, notamment du genre Acetobacter, dégradent certains PFAS insaturés
Labrys portucalensis F11 : Découverte au Portugal, cette souche casse la liaison C-F, réduisant la toxicité et utilisant les PFAS comme source d'énergie.
Acetobacter : Identifiées par l'Université de Californie à Riverside (UCR), ces bactéries agissent sur les PFAS insaturés, fréquemment trouvés dans les eaux usées.
Recherches en cours : L'équipe de Stéphane Vuilleumier (CNRS/Université de Strasbourg) et d'autres chercheurs utilisent la microfluidique et des tests de pH pour identifier d'autres bactéries capables de défluoration, visant à isoler les enzymes impliquées pour la dépollution des sols et des eaux.
Ces microorganismes offrent des perspectives prometteuses pour le traitement biologique à faible coût des pollutions par les PFAS.